Récit Course La Roma No Limits Urban - Rome - Italie - 04 octobre 2009
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Pour cette 6e édition, changement radical de décor ... Terminées, les difficultés du parcours autour de Anguillara Sabazia, dans le Parc de Bracciano et Martignano, c'est au coeur de Rome et plus précisément le long des berges du fleuve qui coupe la ville en deux, le Tibre, que Umberto Silvestri, a décidé d'organiser la course, pour une seule et unique édition, qu'il a exceptionnellement renommé : "La Roma No Limits Urban" ... Depuis 4 ans, nous y participons (récit 2005 : ICI - récit 2007 : ICI - récit 2008 : ICI), Éva et moi, et à chaque fois, nous emmenons avec nous, un groupe de français, de plus en plus important. Cette année, ce sont plus de 80 français qui ont fait le déplacement, venus du Nord - Pas de Calais, de Marseille, de Besançon, de Paris, de Beauvais, de Montargis et surtout de Normandie (24 de Caen, 31 de Haute-Normandie) ... tous répartis dans 3 Hôtels différents, mais situés en centre ville, afin de leur faciliter la découverte de la Ville Éternelle ... A la demande des coureurs de Haute Normandie, de Besançon et de Paris, nous nous sommes occupés de tout le voyage, de la recherche des billets d'avion jusqu'à l'inscription à la course. C'est notre ami Modestino Preziosi qui nous a trouvé un super Hôtel, très bien situé, il a aussi réservé un autocar, que nous avons partagé avec les coureurs de Beauvais, pour effectuer les transferts aéroport/hôtel (A/R), hôtel/départ de la course et arrivée de la course/hôtel. Beaucoup de concurrents ont opté pour la même durée de séjour, à savoir, une arrivée à Rome le samedi midi et un départ de Rome le lundi soir. Grâce à une ligne directe Beauvais/Rome, assurée par la compagnie Ryanair, il faut moins de 2h pour rallier les 2 villes et les tarifs mis en place par cette compagnie sont plus que raisonnables, cette année, 20€ l'aller/retour sans bagage en soute ... pas facile de trouver moins cher !!! Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir participer à ce genre d'épreuve, il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de courses ressemblant à La Roma No Limits. Il y a bien la TOUGH GUY en Angleterre et la STRONGMANRUN en Allemagne, mais rien d'identique en France ... pour l'instant. Suite aux articles parus dans la presse spécialisée, de nombreuses demandes de renseignements nous sont parvenues et les candidats à l'aventure ont augmenté de 30% par rapport à l'an dernier. Certains, venus comme accompagnateurs en 2008, se sont inscrits pour participer, eux aussi, à la fête, en 2009. Pour un groupe de 80 français, plus d'une cinquantaine, hommes et femmes confondus, ont pris le départ et franchit la ligne d'arrivée au beau milieu des 700 participants, inscrits, soit en individuel, soit en équipe de 3, avec obligatoirement une femme. La course étant ouverte aux militaires, ils avaient, eux aussi, le choix de participer en individuel ou en équipe.
Éva raconte la suite : "Avant le départ, Maria, Christiane et moi, avons décidé de rester ensemble, pendant toute la course, non seulement pour nous aider mutuellement, lors des passages d'obstacles, mais aussi pour rigoler et surtout bien s'amuser. Après le premier bain de boue, nous avons quitté les bords du fleuve par un très long escalier, nous permettant de traverser le Pont Duca d'Aosta, et d'arriver face au Stade Olympique, mais pas question de rester sur le bitume, un autre escalier, pas très large, nous conduit à nouveau au bord du fleuve. Les berges sont recouvertes par des pavés et, avec quelquefois, une dizaine de pavés manquants, cela devient dangereux pour les chevilles, il faut bien regarder où l'on met les pieds, surtout dans les premiers km, car nous sommes encore groupés. Plusieurs fois, nous devons escalader les hauts talus qui bordent la berge, deux fois, grâce à des cordes mais une fois, sans corde, donc là, chacun se débrouille, comme il peut. A savoir que quand on monte, il faut aussi redescendre, un peu plus loin, avec ou sans corde. A chaque passage en hauteur du quai, nous traversons une zone soit boisée, soit en friche, mais souvent très sale où personne n'a envie de rester. Après être passées sous le Pont Risargimento, nous remontons des escaliers pour rejoindre une petite place où nous attend une succession d'épreuves. Pour commencer, il faut passer par dessus un poteau, à environ 3m du sol, en escaladant à l'aide d'un filet, puis nous passons sous des obstacles mis en travers du chemin, ensuite nous devons passer par dessus quelques rangées de bidons, avant de ramper, sur une bonne vingtaine de mètres, cette fois, pas dans la boue, mais sur les pavés. Ce n'est pas terminé car il nous reste 5 barres à franchir les unes après les autres, en passant une fois dessus, une fois dessous ... C'est juste après cette série d'obstacles que les organisateurs ont installé un ravitaillement, qui n'était pas prévu au départ, mais vu la chaleur, c'est avec plaisir que nous avons bu quelques gorgées d'eau. Pour une fois, pas d'escaliers pour rejoindre le bord du Tibre, mais une belle descente en pavés. Environ 1km plus loin, un petit îlot de terre se trouve dans le Tibre, nous le rejoignons en effectuant un petit saut d'à peine un mètre. Mais cet îlot ne fait qu'une cinquantaine de mètres de long et pour revenir sur le quai, il faut emprunter un Pont Tibétain, d'une dizaine de mètres. Pour des raisons de sécurité, il n'y a qu'une ou deux personnes en même temps sur le pont, ce qui provoque une file d'attente qui ne cesse de grossir ... mais bon, c'est aussi cela, La Roma No Limits ... Il n'y a pas beaucoup de grincheux, tout le monde prend son mal en patience et au bout de 15' d'attente, nous réussissons à franchir le pont. Encore une fois, ce sont des escaliers qui nous permettent de remonter sur le quai haut à la hauteur du Pont Umberto 1er. Nous entrons directement dans les douves du Château Saint-Angelo où une nouvelle succession d'épreuves nous attend : passer par dessus des pneus, ramper sur l'herbe, escalader des bidons, passer dans un entrelacement de poteaux, encore ramper ... mais en passant dans des bidons, avancer dans le noir, éviter un lion (en peluche), mais, placé à la sortie du tunnel, on a entendu plusieurs fois des gens, crier ... et pour finir, pour sortir du château, il faut escalader une grille.
Dès la sortie du Château, nous avons une vue magnifique sur la place Saint-Pierre et La Basilique, du même nom, qui, avec son dôme si imposant paraît tout proche. Avec ses superbes statues de chaque côtés, le pont Vittorio Emanuele est magnifique, mais, pas le temps de s'attarder, il faut redescendre, encore une fois par un escalier très étroit, pour rejoindre la berge. A cet endroit, il y a beaucoup de spectateurs, est-ce pour nous encourager, ou bien y a t-il une autre manifestation, qui attirerait tant de badauds ? C'est l'endroit que les Pompiers de Rome ont choisit pour installer quelques petites lances, avec lesquelles, ils se font un malin plaisir en nous arrosant copieusement, faisant aussi le bonheur de tous les spectateurs, venus pour nous voir et nous encourager. C'est, environ 500m plus loin, que j'entends quelqu'un crier : "Éva, Maria, Christiane ... comment ça va ??" ... C'est Fabrice qui est de l'autre côté du Tibre et qui nous encourage, ça nous fait plaisir de l'entendre et nous repartons de plus belle en se disant qu'il a de la chance car il est déjà sur le chemin du retour. Nous arrivons sur une série d'obstacles ... encore des pneus à enjamber, puis, cette fois, il faut monter sur la remorque d'un camion et redescendre de l'autre côté, puis enjamber à nouveau une série de pneus. Quelques bottes de paille qu'il faut escalader avant d'être obligées de ramper sous un filet, à même le sol, dans un mélange de poussière et de petits gravillons; je suis sure que mes genoux vont s'en souvenir longtemps. La montée sur le Pont Cestio nous indique que nous sommes arrivées sur l'île de Tibérine. Nous savons que c'est là, que les organisateurs ont installé un Pont Tibétain, pour rejoindre l'autre rive du Tibre ... mais voilà, nous sommes tellement nombreux qu'il est impossible d'approcher le pont ... à vrai dire, les ponts, car il y en a deux ... nous comprenons que l'attente va être longue ... très longue ... Il y a bien un itinéraire de délestage prévu pour ceux qui ne se sentent pas capable de traverser le pont, mais nous avons tous envie de le franchir, donc nous décidons d'attendre notre tour ... 30' ... 45' ... 1h ... que l'on attend et on nous annonce encore 1h avant de passer, et nous ne sommes qu'à mi-course ... un petit groupe d'Italiens décide de prendre l'itinéraire de délestage, nous les suivons, tant pis pour le pont, c'est dommage, mais après nous risquons de ne pas être classées en arrivant hors délai ... à peine une dizaine de minutes plus tard, nous sommes de l'autre côté du Fleuve et nous nous rendons vraiment compte de la longueur du pont ... 40m ... suspendu à 15m au dessus de l'eau ... impressionnant ... c'est avec un petit regret que nous entamons le chemin de retour, toujours par la berge, et cette fois, jusqu'à l'arrivée. Ce n'est pas compliqué, il suffit de compter 13 ponts, sous lesquels, nous devons passer. Pour le retour, nous ne rencontrons pas beaucoup d'obstacles. Les Pompiers, encore eux, nous arrosent à nouveau, pour nous rafraîchir, disent-ils. Nous passons devant plusieurs superbes villas, avec piscines où quelques jolies filles sont étalées sur les terrasses en plein soleil ... cocktail à la main, pendant que nous ... boueuses, et en sueur ne pensons qu'à une seule chose : finir en moins de 4h cette 6e édition ... Entre le Pont Risagimento et le Pont Duca d'Aoste, il n'y a pas de voie sur berge ... tout commence donc par de l'escalade, à l'aide d'une corde, afin d'accéder au premier étage du pont, pour traverser le pilier, puis toujours à l'aide d'une corde redescendre de l'autre côté ... pour découvrir la jungle ... il faut avancer au milieu des roseaux, des troncs d'arbres, éviter des monticules de détritus, passer par dessus des branches ... finies les belles villas, nous passons à côté de cabanes en planches, qui semblent être habitées, des vieux matelas et quelques machines à laver jonchent le sol, tandis que du linge, étalé par terre sèche au soleil ... comme dans toutes les grandes villes, il y a l'envers du décor ... Nous ne nous attardons pas dans le quartier, d'ailleurs nous ne devons plus être très loin de l'arrivée car nous entendons les acclamations de la foule et le speaker qui annonce à chaque fois les noms des coureurs qui franchissent la ligne d'arrivée. Nous repassons par l'endroit où nous avions dû ramper dès le départ, mais cette fois, sans ramper. Nous sommes au pied du pont Milvio et Fabrice, Thomas, David et Daniel nous encouragent pour cette dernière montée ... elle est longue et dure ... il y a une corde, mais nos bras sont épuisés, il nous restent à peine une dizaine de mètres avant d'atteindre le parapet du pont ... un dernier effort ... ça y est, nous sommes toutes les trois, à l'entrée du pont, Fabrice nous donne un drapeau français que nous brandissons à bout de bras, tout en courant vers l'arche d'arrivée ... fières de pouvoir dire : Nous y étions et nous l'avons fait."
Pour la 7e édition, rien n'est encore défini ... La Roma No Limits Urban devait être une édition unique, mais voilà, les autorités Romaines ont apprécié la course et l'organisation. Quelques jours après l'épreuve, ils ont demandé à Umberto, s'il envisageait de revenir dans Rome pour la 7e édition, car ils sont prêts à recommencer l'expérience. Mais Umberto a promis à la Ville de Anguillara Sebazia de revenir pour 2010 chez eux. Alors, pourquoi pas 2 éditions différentes, une dans Rome et une autre à Anguillara ... Tous les détails, classements, photos, films etc... : www.romanolimits.com
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Éva termine à la 380e place Fabrice termine à la 188e place
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