Récit Course Trail du Glazig - Plourhan - 13 et 14 février 2010

Depuis 2002, la petite commune des Côtes d'Armor, Plourhan (1900 habitants), accueille les participants du Trail Glazig. De 273 participants, à la première édition, ils étaient  1600 en 2009. Pour l'édition 2010, nous avons décidé de participer à ce beau week-end de course. Comme d'habitude, ça n'a pas été trop difficile d'embarquer avec nous, toute notre bande de joyeux lurons ... Momo, Didier, Françoise, Pierre, Marie-Claude, Serge et Daniel sont du voyage. Malheureusement, Maria, qui s'était inscrite, n'a pas pu venir avec nous. Françoise s'est occupée du gîte, il est à quelques km de Plourhan, à Étables-sur-Mer. Départ de Damville, à 8h00 samedi matin ... sauf pour Françoise et Pierre qui partent de Charente-Maritime ... ils nous rejoignent directement à Plourhan ... C'est parti pour une nouvelle aventure ...

Il y a plusieurs courses au programme, ce qui permet à tous les participants de trouver la distance qui leur convient. Les festivités commencent le samedi après-midi, par un 10km en ligne de Binic à Plourhan. Puis à 19h00, c'est le départ du "Noz Trail" ... 16km de nuit, à la lampe frontale. Le soir, les organisateurs ont même prévu une pasta partie. Dimanche, sont organisés, un cani-Trail de 9km, une course nature de 14km, un Trail de 22km et enfin un autre Trail de 32km, qui, couplé avec le "Noz Trail", forme le "Challenge Glazig". Daniel et Fabrice font le "Challenge Glazig", Serge et Didier, le "Noz Trail" et le 22km, Françoise, Momo et Éva, le 14km. Marie-Claude et Pierre vont faire une petite ballade et en profiter pour prendre quelques photos et nous serons tous ensemble, réunis, pour manger le boeuf bourguignon, préparé par les organisateurs, le dimanche midi.

Après 4h00 de route, avec une petite pause café à Mayenne, nous arrivons à Plérin, juste après St Brieuc, où nous attendent Françoise et Pierre. Nous déjeunons tous ensemble à la brasserie "Les Îles", avant d'aller prendre possession de notre gîte pour ce grand week-end. Nous y arrivons rapidement, à peine une vingtaine de minutes plus tard. Les propriétaires nous attendent pour nous faire visiter les lieux. Il y a 3 chambres et une grande salle/salon avec un canapé, nous ne pensions pas que c'était si grand ... c'est très bien aménagé et ce n'est pas très loin du départ des courses, à peine 3km ... Nous déchargeons les voitures et chacun d'entre nous installe ses petites affaires, à sa convenance. Nous devons aller chercher nos dossards à Plourhan, là où est installé le village départ. Ce n'est pas encore la grande affluence, nous pouvons visiter les stands des exposants et discuter avec quelques vieilles connaissances, retrouvées sur place, avec un grand plaisir. Cela commence avec notre ami René, avec qui nous avons participé à de nombreuses courses, puis nous retrouvons Philippe, dit "Mustang", qui, comme moi, prend des photos pour www.normandiecourseapied.com, ensuite, nous croisons Martine, qui est inscrite pour le 32km, ainsi que Éric, qui fait le "Noz Trail" et le 32km ... Tous les 2 sont inscrits sur le forum de NCAP et c'est un plaisir de les rencontrer. Nous regagnons le gîte pour nous préparer, le départ du "Noz Trail" est prévu à 19h00 ... pas question d'être en retard.

C'est parti pour 16km de nuit

          

Le speaker annonce que nous sommes 487 au départ, il donne quelques noms, Christophe Malarde, Sébastien Lefebvre, Marie-Françoise Daniou ... mais pas un mot sur Daniel, Serge, Didier et Fabrice ... bizarre !!! A nous de jouer, il est 19h00, c'est en musique et sous les fumées rouges des fumigènes que le départ est donné ... Comme toutes les courses de nuit, c'est toujours aussi impressionnant de voir ce long serpent de lumière avancer dans la nuit. Je n'ai trouvé aucune difficultés dans la première partie du parcours. C'est après le ravitaillement du 8e km que j'ai rencontré plus de passages dans l'eau et la boue, ainsi que des monotraces en sous bois, où il ne fallait pas être trop grand, pas de problème en ce qui me concerne, aucune branche à ma hauteur (hi! hi!) ... Et puis, cerise sur le gâteau, juste pour rire, à environ 1km de l'arrivée, ce petit talus de 7 à 8m de long qu'il faut traverser, mais voilà, il est rempli d'eau (très froide), heureusement, le niveau n'est pas très haut, jusqu'aux genoux, seulement, l'an dernier, il paraît que certains coureurs avaient de l'eau jusqu'à la taille ... Je termine en 1h44'11" et 379e. Je suis très content, et je suis sur de pouvoir repartir demain matin, car je n'ai pas forcé du tout. Daniel et Serge ont fini ensemble en 1h26'39", 210e et 211e et Didier, victime d'une petite hypoglycémie termine en 1h45'20" à la 389e place. Dès la course terminée, nous enfilons des vêtements chauds et secs et nous rejoignons Pierre et les femmes, qui nous ont attendu pour participer à la pasta party. Un groupe de musique traditionnelle bretonne interprète quelques morceaux, pendant que nous mangeons, c'est assez sympa, mais nous devons aussi penser à préparer nos affaires pour les courses de dimanche, donc nous ne restons pas longtemps à table. Nous rentrons au gîte à 22h00, et à 23h00, il n'y a plus un bruit dans la maison ... sauf, peut-être quelques ronflements ... du côté de chez Marie-Claude ...

Dimanche 14 février, jour de la Saint Valentin ...

Le réveil sonne à 6h30, et tout le monde se prépare gentiment dans son coin. La cafetière est en marche, la bouilloire aussi ... pain, pain d'épice, confiture, beurre, thé, café, chocolat ... fruits, yaourt ... nous avons pensé à tout ... le petit déjeuner est vraiment un moment important avant une course. Nous ne sommes que 2 à prendre le départ du 32km, prévu à 9h00, Daniel et moi, mais tous veulent venir nous encourager. Nous partons du gîte à 8h00 et à 8h15, voiture déjà garée sur l'immense parking, nous commençons un petit échauffement, pour rejoindre les tentes de ravitaillement. Nous rencontrons Jean-Michel (organisateur du Radicatrail) et Marie-Claude, son épouse. René, Éric et Martine sont également présents, ainsi que Sébastien accompagnés par quelques coureurs de La Bonneville (petit village près d'Évreux), c'est toujours sympa de retrouver des têtes connues, quand on est loin de chez soi.

 

Pour des questions de sécurité, liées à la marée, les départs sont décalés de 10 minutes, nous ne partons qu'à 9h10' ... comme la veille, en musique, mais cette fois, le peloton a presque doublé de volume, nous sommes 750 au départ ... J'ai l'impression de partir pour une rando ... pendant les 3 premiers km, nous alternons 200 ou 300m en courant, suivi par autant en marchant, les uns derrière les autres ... les minutes avancent plus que nous ... déjà 30' et seulement 3km de fait ... Il y a un véritable bouchon dans une montée car la seule manière pour passer est de s'aider avec une corde, pendant une bonne vingtaine de mètres ... pour certains, l'exercice est périlleux, heureusement aussitôt après, le chemin est très roulant et permet de bien se dégourdir les jambes. J'arrive à trouver un bon rythme, jusqu'au moment ou avec un petit groupe d'autres coureurs du 32km, nous tombons face à face avec ceux du 22km qui nous renvoient dans une autre direction ... nous nous retrouvons au pied du passage avec la corde ... encore un peu d'attente pour grimper ... et refaire le même chemin, mais cette fois, pas question de continuer de tourner en rond, nous prenons le même chemin que pour le 22km ... c'est ce qu'il fallait faire la première fois ... Après avoir emprunté une ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en Voie Verte et longé un superbe viaduc, nous continuons notre périple sur le chemin des douaniers, avec vue sur les plages, nous apercevons même le joli Port de St-Quay-Portrieux et la première belle descente, par des escaliers, nous permet d'arriver au premier ravitaillement, à Binic.

 

Nous avons fait à peu près 11km, j'ai 1h25' à ma montre ... tout va bien, c'est ici que les coureurs du 22km, repartent par la plage, pour le retour, alors que pour nous, la grande boucle continue ... Nous traversons le Port de Binic, puis longeons la piscine. Nous devons passer en travers de la plage, c'est marée basse, mais quelques flaques d'eau nous obligent à mouiller nos pieds ...

A nouveau, c'est par le chemin des Douaniers que nous partons en direction de la Pointe de Brehin et son sommet à 76m d'altitude où nous sommes obligés de passer, avant de redescendre sur la plage par un passage très étroit et très pentu. Un escalier d'une vingtaine de marches nous permet d'atteindre une plage de galets. Les marches sont glissantes et d'après le signaleur qui s'y trouve, il y a eu plusieurs chutes à cet endroit, donc ... prudence. Ce n'est pas une partie facile, il faut faire attention où l'on met les pieds, il y a de nombreux rochers à escalader avant d'arriver au lieu-dit Le Petit Havre. C'est ici que nous remontons la falaise, pour rejoindre le chemin des Douaniers et commencer le trajet retour ... et oui, nous sommes à mi-course ...  Nous rejoignons Binic et cette fois, nous passons par quelques petites ruelles, toujours en alternance, une en montée ... et hop ... une autre en descente. Enfin, nous arrivons au 2e ravitaillement qui est en fait le même que le 1er ... (Ah! si j'avais su ... je n'aurai pas fait cette grande boucle, en plus .... JE PLAISANTE ... mais peut-être que quelques uns ... enfin, bon, allez, je ne sais pas !!!) Toujours est-il qu'il n'y a plus grand chose au ravitaillement ... moi qui rêvais d'une soupe, voir même d'un petit morceau de fromage ... que nenni, de l'eau, des quartiers d'orange et des morceaux de sucres ... un petit mot de sympathie pour les bénévoles et nous voilà reparti, dans le sable, pour un retour qui s'annonce un peu difficile pour moi, j'ai de plus en plus de mal à avancer dans les montées. Un peu de marche à chaque fois, sans trop forcer et tout devrait bien se passer, il ne reste qu'une bonne dizaine de km ... Sur la plage, j'arrive à courir et je suis les traces, laissées par ceux qui me devancent, je suis seul sur la plage ... tiens, ça me rappelle une chanson ... mais à la vue de l'énorme escalier qui se dresse devant moi ... je n'ai plus du tout envie de chanter ... (j'ai appris, depuis que cet escalier est fait de 113 marches). Et comme à chaque fois, dès que l'on monte ... on redescend un peu plus loin ... sur la plage, pour aller passer au plus près de la croix plantée sur la Pointe de Trouquetet, en escaladant encore quelques rochers. A peine 1km plus loin, pour quitter la plage ... un escalier ... encore plus pentu que le premier, heureusement il y a une balustrade de chaque côtés, donc je peux m'agripper ... je fais 2 arrêts pendant la montée car je commence à sentir les crampes qui arrivent ... (au fait, 117 marches, pour celui-là !!!). Du sommet, la vue est magnifique, et je recommence à courir en profitant du profil légèrement descendant du chemin des Douaniers qui vient se jeter à nouveau sur la plage ... je cours toujours, même dans le sable ... je n'ose plus regarder les falaises face à moi ...  il y sûrement encore un escalier ... je le sens ... je le vois, il est là, caché dans les rochers ... allez, encore un effort ... (103 marches !!!). Un bénévole me dit que le ravitaillement est à moins de 500m. Je retrouve des ailes. Il y a du pain d'épice et du coca, il n'en faut pas plus pour que je sois content, je dis aux personnes présentes au ravitaillement que je ne traîne pas car je n'ai pas pris ma lampe frontale et je veux finir avant la nuit ... il n'est que 14h00 me répondent-ils ... et il reste moins de 5km. C'est reparti, je reconnais le chemin, nous sommes venus par ici, sauf que pour le retour, il faut passer sur ... et ensuite sous le viaduc, avant de retrouver le chemin du trajet aller ... sans le passage de corde ... Je termine cette course en 5h38', sans avoir réellement forcé, j'ai préféré marcher pendant plusieurs km avant que les crampes ne m'empêchent d'avancer et je suis très content de cette belle reprise. La course est dure, mais les paysages sont magnifiques. Les terrains sont très variés, sable, chemins, galets, rochers et très peu de bitume. Le dénivelé est costaud, 1300m, pour 32km (en fait, j'ai trouvé 34,530 sur mon GPS), mais quand on aime, on ne compte pas ...

Boeuf bourguignon et thé à la menthe ...

Dès la ligne d'arrivée franchie, je vais vite me changer, pour ne pas attraper froid. J'avais dit à tous mes copains de manger le boeuf bourguignon, sans m'attendre, car je savais que je serai le dernier, de la bande, à finir la course. Ils sont donc tous là pour m'applaudir sur la ligne d'arrivée, c'est une première surprise ... mais il y en a une autre ... Ali, qui habite Loudéac, et que nous connaissons, avec Éva, depuis plusieurs années, pour avoir participé, avec lui, à plusieurs édition du Marathon des Dunes, en Algérie, est venu nous dire un petit coucou et manger avec nous, c'est super sympa de sa part et comme il ne voulait pas venir les mains vides, il nous a apporté ... du thé à la menthe et des petits gâteaux algériens, le tout, fait maison, bien sur. Cela m'a fait vraiment plaisir de passer un petit moment avec lui, à discuter de tout et de rien, pendant que je mangeais la soupe et le boeuf bourguignon, préparé par les organisateurs. Bien sur, toutes les bonnes choses ont une fin et après avoir partagé le dernier verre de thé, ensemble, nous nous quittons sur le parking, en promettant de nous revoir prochainement.

La fin d'après midi est plutôt calme pour moi, en arrivant au gîte, je décide de me plonger dans un bon bain ... très relaxant ... Daniel, un peu fatigué, opte pour une bonne douche suivie d'une petite sieste ... Éva, Françoise et Marie-Claude n'ont pas envie de bouger du gîte et regarde la télévision. Didier, Momo, Pierre et Serge partent faire une petite ballade en voiture pour aller voir de plus près les passages dans les rochers, où seuls les participants du 22 et du 32 sont passés.

Nous nous retrouvons tous ensemble vers 19h00, dans notre superbe gîte et nous débouchons une bouteille de champagne, pour arroser notre petit week-end ... puis une deuxième pour fêter l'anniversaire de Françoise, qui ne se doutait de rien ... Elle a beau nous dire qu'elle ne veut plus le fêter ... nous lui disons que pour nous ça ne change rien ... on continuera de lui souhaiter, et en plus, nous lui offrons un petit cadeau, bien utile pour aller courir, un corsaire de la même couleur qu'un maillot qu'elle met de temps en temps ... et pour nous tous, souhaiter un anniversaire, c'est surtout l'occasion de déboucher une bonne bouteille ... C'est ensuite le moment de passer à table, ce soir, au menu, poulet et petits légumes, fromages et desserts ... une bonne tisane ... et pour beaucoup d'entre nous, direction dodo ... Demain, le voyage retour nous attend ... et le travail, pour quelques uns ...

Tous les renseignements concernant l'épreuve : http://www.trail-glazig.com/

 

  Quelques minutes avant le départ du Noz Trail

 

  Daniel, 210e au Noz Trail en 1h26'39", 427e au Trail Glazig en 4h29'39" et 142e au Challenge Glazig en 5h56'18": "J'ai pris beaucoup de plaisir en participant à ces 2 courses, j'ai couru le Noz Trail avec Serge, c'était sympa, par contre, pour le Trail Glazig, les escaliers m'ont fait mal aux jambes et j'ai eu un peu de mal à finir. Nous avons passé un super week-end entre copains, dans un très beau gîte ... je suis prêt pour une autre aventure de ce genre."

 

          Serge, 211e au Noz Trail en 1h26'40", 219e au Trail de 22km en 2h36'29": "J'ai passé un super week-end en Bretagne avec toute une bande de copains, c'était très bien. Pour la course de nuit, nous nous sommes éclatés avec Daniel, pour le dimanche, j'ai un peu souffert sur le 22km, mais rien de bien méchant. Vivement une autre course de ce genre ..."

 

   Éva, Momo et Didier ont fait la course de 14km ensemble. Ils terminent 274e, 275e et 276e en 2h37'. Pas trop bien préparées, les filles ont vite transformé la course en une belle ballade et se sont bien amusées. Quand à Didier, qui avait déjà eu un petit coup de mou pendant le Noz Trail de la veille, ne se sentant pas très en jambes après 3 ou 4km, il a préféré ralentir et a attendu les filles pour finir avec elles. Au Noz trail, Didier a fini 389e en 1h45'20".

 

Françoise termine 250e de la course de 14km en 2h06'48", et se classe 3e de sa catégorie. "Je suis très contente de ce petit week-end, entre copains, dommage que ça ne dure pas plus longtemps ..."

 

         Marie-Claude et Pierre n'ont pas couru, mais c'est grâce à eux si nous avons pu manger dimanche soir car ils se sont occupés des courses ... et puis au moins en allant faire les courses, ils se sont réchauffés car rester sur place à nous attendre ... n'était pas facile tellement il faisait froid, surtout dimanche matin.