Récit Ultra Trail d'Angkor / Siem Reap - Cambodge - 18-19/01/2020
Après 6 voyages au Cambodge, en passant par
tous les endroits où notre fils Julien a travaillé, Battambang, Siem Reap,
Kep, Kampot, Sihanoukville et maintenant Phnom Penh, nous n'avions jamais
réussi à organiser nos séjours, pendant l'Ultra Trail d'Angkor. Maintenant
qu'Eva est à la retraite, nous avons tout prévu pour pouvoir y participer
en 2020, pour notre 7éme voyage. Un séjour de 3 semaines qui va nous
permettre de passer quelques jours à Siem Reap, non seulement pour
participer à la course mais aussi pour rencontrer la famille de Sokun, la
compagne de notre fils. Julien et Sokun travaillent et habitent à Phnom
Penh, mais ils vont venir avec nous passer ces quelques jours à Siem Reap.
Ensuite nous irons à Kep, passer une semaine au bord de la Mer et enfin le
reste du temps nous le passerons à Phnom Penh, chez notre fils. ...............
Lundi 13 janvier 2020
Mardi
14 janvier 2020
Une bonne douche nous fait du bien, puis nous vidons nos valises, 10kg de disques vinyles en moins, qui font le bonheur de Julien. Nous terminons cette première journée à Phnom Penh, par un repas au restaurant, et nous rentrons de bonne heure pour dormir ... sans avoir vu Sokun, la compagne de Julien, qui travaille et ne rentre que vers 22h30.
Mercredi
15 janvier 2020
Avec Eva, nous aimons la promenade le long du Mékong. Tous les matins, nous y assistons au lever du soleil, c'est toujours un moment magique, les couleurs sont magnifiques et nous ne sommes pas les seuls à prendre quelques photos. A 6h du matin, il fait déjà 22/23°, et vers 8h, la température grimpe jusqu'à 29/30°, c'est donc le matin, de bonne heure, qu'il faut profiter de la "fraicheur". C'est en général, vers 8h que nous prenons notre petit déjeuner, dans un des nombreux bars situés face au Mékong, omelette ou œufs sur le plat, avec jambon, suivi d'une salade de fruits frais, avec musli et yaourt, et pour finir un bon café, il faut compter 4$ par personne, soit moins de 4€ ... Ensuite nous rentrons chez Julien, prendre une bonne douche. Sokun est réveillée et nous passons une partie de la matinée ensemble. Vers 11h30, elle part travailler, elle a trouvé une place dans un resto, tenu par un français, elle y fait la cuisine et ça lui plait beaucoup. Aujourd'hui, Julien nous rejoint pour le repas de midi que nous prenons dans un resto Khmer, à 2 pas de chez lui, la cuisine est familiale et c'est surtout très bon et pas très cher. En général, pour 4 ou 5$, par personne, on mange correctement. Après le déjeuner, la chaleur est si forte que nous optons pour une bonne sieste sous le ventilateur, pendant que Julien retourne à son atelier de menuiserie. Vers 16h, avec Sokun, nous allons faire quelques courses pour manger ce soir, chez Julien. Puis nous nous couchons, encore une fois, de bonne heure.
Jeudi
16 janvier 2020
Vendredi
17 janvier 2020
Samedi
18 janvier 2020
Nous voilà partis, dans la nuit noire, à la seule lumière de nos lampes frontales, en direction du "Bayon", pour moi, le plus beau de tous les temples d'Angkor, malheureusement, nous ne le verrons pas, car nous bifurquons juste avant, sur la droite, pour emprunter "la Terrasse des Eléphants". Quelques escaliers en bois nous permettent de franchir des passages où il manque des pierres.
Nous entrons dans un couloir en zigzaguant, nous sommes dans le Temple de Tep Pranam. C'est par la route que nous quittons le site de Angkot Thom, en passant sous la Porte Nord. Une centaine de mètres plus loin, le balisage nous invite à emprunter un petit chemin sur la droite. Il fait très bon pour courir, 22°, mais avec la nuit, on ressent une impression de fraîcheur, c'est très agréable. Le peloton s'est étiré et dans le chemin, impossible de se doubler, ni même de courir à deux de front, nous sommes en file indienne. Devant moi, il n'y a que 3 coureurs, que je suis, sans forcer, pas question de partir trop vite, le rythme me convient très bien. De temps en temps, j'aperçois au loin devant les lumières des lampes d'autres participants. Tout va bien. Il faut être vigilant car il y a de nombreuses racines au sol, qui dépassent, gare à la chute. Il y a aussi quelques branches que nous devons éviter, le chemin est véritablement tracé au cœur de la forêt. Je laisse un peu plus de distance avec le coureur qui me précède, pour pouvoir mieux voir le sol, devant moi. Sans avoir eu l'impression de quitter la forêt, j'arrive au 1er ravitaillement, au km10, en 1h10, toujours accompagné par les mêmes coureurs. Il fait toujours nuit et ça se passe très bien. J'ai opté pour une solution beaucoup plus rapide pour les ravitaillements, je prends des bouteilles d'eau de 1/2l, directement, pas besoin de remplir les flasques, d'ailleurs, je ne les ai pas prises, c'est beaucoup plus pratique comme ça, 2 bouteilles à l'avant et 1 dans la poche arrière de mon sac. Je repars assez rapidement du ravitaillement, tout seul. et je reviens doucement sur un petit groupe, dont je ne vois que les lueurs de leurs lampes. Ce sont 3 femmes, 3 françaises, elles papotent tout en courant à leur rythme, et je dois les appeler pour qu'elles reviennent sur le bon chemin, elles partaient tout droit au lieu de tourner sur la droite, pourtant le fléchage était parfait, mais ça peut arriver, quand on manque de concentration. Elles me remercient de les avoir remises dans la bonne direction. Du coup, elles restent un bon moment derrière moi, et je les entends de moins en moins, parler. Ensemble, nous arrivons au 2éme ravitaillement. C'est bizarre, il était prévu au km19, et à ma montre, je ne suis qu'au km15,8 pour 1h47 de course, pas grave, je prends une bouteille d'eau, je glisse un peu de poudre, Overstim's à l'intérieur, les autres sont encore pleines, encore une fois, je ne perds pas trop de temps, la lueur du jour commence à pointer le bout de nez, c'est super. Les 3 femmes décident de faire une pause, je repars derrière 2 autres coureurs qui étaient arrivés avant moi au ravitaillement. Quelques minutes se passent et lorsque nous arrivons sur un beau chemin, bien dégagé, nous assistons au lever du soleil ...
J'arrive au 3eme ravitaillement, au km20, en 2h13', j'en profite pour enlever ma lampe frontale et la ranger dans mon sac. Je prends 2 bouteilles d'eau pleines et je profite de la poubelle pour jeter mes bouteilles vides et mes déchets (gels vides et papier d'emballage de gâteaux secs), je mange une petite banane et me voilà reparti, tout seul. Un peu plus loin, en passant près du lieu de départ du Marathon Trail, vers le km22, il y a beaucoup de monde pour nous encourager, les Cambodgiens se réveillent et c'est très agréable de les voir nous sourire, lorsque nous passons près d'eux.
Au km 29, j'arrive au 4eme ravitaillement, en 3h25', il est situé au pied de la plus grosse difficulté du parcours. Il faut grimper au sommet d'une colline, pour accéder au Temple de Phnom Bok. Je sais, en voyant les coureurs revenir, face à moi, que l'on repasse au même endroit en redescendant du Temple, donc ayant encore une bouteille d'eau pleine, je ne me charge pas plus pour faire la boucle. En quittant le ravitaillement, il y a un bénévole qui relève notre n° de dossard pour pointer notre passage. C'est parti pour 740 marches, d'un seul tenant, sans un palier pour se ranger. Il n'y a personne devant moi, je décide de compter les marches, histoire de m'occuper un peu l'esprit. A la 300eme marche, je marque un petit arrêt pour regarder derrière moi, quelques participants me suivent de loin, j'ai largement le temps d'admirer le paysage. Au sommet, un photographe immortalise notre passage, au milieu des ruines d'une partie du Temple. La descente s'effectue par un chemin en pierres recouvert de feuilles, c'est très pentu et il faut y aller avec prudence car ça glisse beaucoup, je fais attention, et je double quand même quelques concurrents qui descendent en marchant et en zigzagant pour éviter la chute. Pour moi, tout va bien et je repasse par le ravitaillement, cette fois il est au km31 et j'ai 3h55' de course. C'est le moment de faire une pause. Je suis presque à la mi-course et presque 4h de course, je prends une bouteille d'eau dans un bac rempli de glace, ce n'est pas de l'eau plate, mais une eau qui semble pétillante. j'ai l'habitude de boire du Coca-Cola, aux ravitaillements, dans les courses, quand il y en a, je me dis que je vais gouter à ce breuvage inconnu, et là, quelle surprise, non seulement le gout est agréable, mais en plus je lis sur l'emballage que c'est une eau riche en plein de chose. Je mange une banane, un gâteau sec et je m'hydrate bien. J'emporte 2 bouteilles d'eau et 1 bouteille pleine "d'Aquarius", c'est le nom de la fameuse boisson, dans les poches de mon sac.
Il est tout juste 8h, quand je quitte le ravitaillement de Phnom Bok, la température, qui est déjà montée de quelques degrés, commence à me chauffer la tête, c'est le moment de mettre mon chapeau de course, je garde mon tour de tête autour de mon poignet pour m'essuyer le visage quand j'en ai besoin. Nous sommes un petit groupe et c'est sympa de pouvoir échanger quelques mots, dans un mélange de français et d'anglais, avec deux coureurs coréens et un japonais. Nous courons dans une belle allée, au milieu d'arbres magnifiques, pendant 2km, avant d'arriver au bord d'un grand réservoir d'eau, que nous longeons jusqu'au km35. De là, nous bifurquons sur la gauche sur un chemin en terre rouge, bordé de maison, nous sommes au cœur d'un village typique.
Le 6eme ravitaillement est installé à quelques mètres de l'entrée du Temple de Banteay Samre, au km37. J'y arrive en 4h47'. Comme à chaque fois, je prends 2 bouteilles d'eau et m'étant bien habitué au goût de l'Aquarius, j'en reprends 1 bouteille, avant de repartir en direction du prochain ravitaillement. Un passage dans la forêt nous permet de rejoindre une piste en terre rouge jusqu'à une bifurcation vers la gauche, où nous tombons sur une route bitumée. Il y a beaucoup de circulation, voitures, motos, tuk-tuk et camions côtoient les charrettes et les vélos. Heureusement, on peut courir sur une piste en terre, longeant la route. Après environ 1km le long de cette grande route, des Policiers arrêtent la circulation pour nous permettre de la traverser, en toute sécurité, pour entrer dans une portion beaucoup plus "nature", nous traversons des rizières, mais à cette période de l'année, rien n'est aussi vert, que sur les cartes postales que l'on voit, un peu partout et qui nous font tant rêver, il faudra revenir ... toujours est-il que c'est quand même très agréable de passer là.
La température grimpe toujours et je n'hésite pas à
me mouiller la tête dès que j'en ressens le besoin. Vers le km40, je
commence à marcher, ce n'est pas très bon signe, j'ai un petit coup de mou
... je n'ai pourtant aucune douleur aux jambes, alors je ne me prends pas
la tête, je continue de marcher et du coup, j'avance ... J'arrive au km44,
devant le Temple de Eastern Mebon, c'est ici que le 7eme ravitaillement
est installé. Ma montre indique tout juste 6h de course, j'ai un peu
baissé de régime entre le km37 et le km44. Il ne me reste que 20km à
faire, c'est sur je vais finir, mais il faut que je reprenne une allure
d'au moins 7 ou 8km/h, pour espérer passer l'arrivée aux alentours de 9h
de course. En attendant, je prends le temps de manger quelques gâteaux
secs, et j'emporte 3 bouteilles d'eau et toujours 1 bouteille d'Aquarius,
dans mon sac. Je prends une bouteille d'eau en plus, car je me mouille un
peu plus souvent la tête, je ne veux pas prendre le risque, une insolation
est vite arrivée, je reste prudent.
Le 8eme ravitaillement est juste devant moi, km52, à côté du Temple de Prasat Kravan, j'ai 7h08' de course, à ma montre, le moral est revenu, les jambes vont mieux, c'est bon signe, pourvu que ça dure. Je remarque quand même une chose, à chaque fois que j'ai pris des bouteilles d'eau, elles étaient toujours fraîches, belle organisation pour maintenir des glacières toujours remplies de glace. Chapeau. Nous sommes très nombreux à ce ravitaillement, il y a des coureurs de toutes les courses et même des marcheurs, c'est sympa, je ne traîne pas trop longtemps, il ne faut pas que je me refroidisse, il est un peu plus de 11h et il fait 30°, ce n'est pas comme ça que je vais me refroidir !!! En repartant, nous avons 500m en plein soleil, ça chauffe bien. Puis nous entrons dans la forêt, quel plaisir, de pouvoir courir sous les arbres. Vers le km55, nous laissons sur la gauche le Temple de Ta Prohm, bien connu pour ses fromagers qui envahissent les pierres, mais nous ne passons pas devant. Plus loin, nous faisons le tour du Temple de Ta Nei, avant d'arriver au "Pont des Français", et le dernier ravitaillement du km58. Cela fait 8h08 que je suis parti, je suis très content, il me reste 6km à faire et je pense que je vais terminer en un peu plus de 9h, je bois et je mange encore un petit morceau de gâteau, sans oublier de repartir avec de l'eau dans mon sac.
Quelques minutes après avoir quitté le ravitaillement, je vois, sur le côté droit une pancarte indiquant "Arrivée à 5km", c'est bon, en plus dans cette partie, il y a beaucoup de monde, beaucoup de marcheurs qui sont partis du Temple de Prae Roup, pour 16km, mais aussi des coureurs du Marathon, du 32km, du 128km et du 64km, comme moi, car, nous arrivons tous au même endroit, juste en face de la Terrasse des Eléphants, d'où, nous sommes partis ce matin. Je ne sais pas s'il y avait une pancarte pour indiquer qu'il restait 4km, je ne l'ai pas vue, par contre, en arrivant sur celle indiquant les 3 derniers km, je me fais doubler par une jeune femme, et, voyant un petit drapeau français sur son sac, je l'encourage, au passage, en lui disant : "Bravo, tu finis très fort" ... elle me répond aussitôt : "Je veux finir, le Marathon en moins de 7h" ... je regarde ma montre, et je vois 8h36', je me dis qu'il reste 24' pour faire 3km, je ne la lâche pas des yeux, j'accélère, je la rattrape et je lui dis que ça va le faire, je me mets juste devant elle et je continue mon effort en accélérant, nous doublons plusieurs coureurs, elle commence à douter, craignant d'avoir une crampe, mais on s'encourage mutuellement. Si elle finit en moins de 7h, c'est que moi, je finis en moins de 9h, alors, il ne faut plus réfléchir. On entend le speaker qui annonce les noms de ceux qui passent la ligne d'arrivée, nous ne sommes plus très loin, sur le côté, je vois Eva, elle a sa médaille autour du cou, c'est super, elle a terminé. Elle m'encourage au passage, et dans les derniers mètres, la jeune femme passe la ligne devant moi, elle est contente. Nous nous félicitons et en recevant ma médaille et mon maillot de Finisher, je m'aperçois que j'ai passé la ligne en 8h57' et que je suis 31eme du 64km et 2eme Master6, le 1er étant encore sur la ligne pour faire des photos, il est arrivé, seulement 2' avant moi, mais le principal est d'avoir terminé cette très belle épreuve. Eva me rejoint juste après l'arrivée, elle aussi est très contente, nous tombons dans les bras l'un, de l'autre, vraiment ravis de cette journée.
"La journée d'Eva"
Vers 8h10, une jeune femme de l'Organisation, nous invite à nous rassembler derrière la ligne de départ, ça se passe très bien, et comme prévu, le départ est donné à 8h30. Je suis en queue de peloton, et c'est en marchant que je passe la ligne de départ, comme beaucoup de monde, il faut que ça s'étale un peu, ça y est, quelques mètres plus loin, je peux trottiner tranquillement, de toutes façons, j'ai décidé de marcher et de temps en temps de trottiner un peu. La distance ne me fait pas peur, je la fais souvent en marchant, mais il y a longtemps que je ne cours plus, à cause de mes douleurs au dos et le long de la jambe, alors ce n'est pas aujourd'hui que je vais faire un exploit, mon seul but étant de prendre du plaisir en terminant cette épreuve. Le peloton s'étire assez rapidement, il faut dire que le chemin est large et malgré les nombreux zig-zag, c'est très facile pour les coureurs rapides, de doubler les plus lents. A peine 1km après le départ, nous arrivons dans un village, il y a des enfants partout, qui nous encouragent, c'est sympa. Quelques chiens nous regardent passer, même s'il y en a qui aboient, aucun d'eux ne semblent agressifs. Ouf!
J'arrive au 1er ravitaillement, au km6,2, en 56', tout va bien, je prends une bouteille d'eau pleine et je dépose ma vide, avec les autres bouteilles vides, les poubelles sont pleines alors elles sont toutes au sol, c'est dommage, mais bon elles seront ramassées aussitôt après la course, le principal, étant de les regrouper au même endroit et de ne pas les jeter n'importe où dans la nature. Je ne reste que 3' au ravitaillement et en repartant, le chemin est très agréable, j'arrive à courir pendant 2km, sans marcher.
Vers le km8,5, je dois traverser un pont, il y a du monde devant et derrière moi, nous passons en marchant. Il y a une planche qui bouge un peu, et à chaque fois que quelqu'un pose le pied dessus, on entend un petit cri ... j'ai un moment d'hésitation, mais je continue d'avancer et je suis rassurée d'être de l'autre côté, voilà une bonne chose de faite, ma montre indique 1h17'. Les paysages sont magnifiques, j'en prends plein les yeux et j'en profite au maximum.
Je continue mon chemin, tranquillement, en essayant toujours d'alterner marche et course et ça se passe plutôt bien, je ne ressens aucune douleur. Dans un passage en forêt, nous découvrons un Temple, en cours de restauration, il n'y a aucun touriste, seulement quelques personnes occupées à nettoyer les pierres ... quel boulot !!! surtout que les arbres envahissent tout, pas facile, pour restaurer des bâtiments d'une telle ampleur. Il faut être vigilant, car il y a de nombreuses racines qui dépassent du sol, pas question de chuter, j'ouvre bien les yeux.
Au km 12,5, j'arrive au Pont des Français, en 1h55', là aussi, il faut être prudent car ça glisse un peu sur le bord du réservoir d'eau et je n'ai pas envie de tomber dedans surtout que ça n'a pas l'air d'être très propre ... heureusement, il n'y a que 5 ou 6m, un peu difficile, ensuite, il y a des barrières de protection, c'est plus sécurisant. A peine 5' plus tard, j'arrive au 2éme ravitaillement. Cela fait 2h00, que je suis partie et j'ai 12,7km à ma montre, je suis contente, tout va bien, il doit me rester moins de 4km à faire. Je repars rapidement, et moins de 3' plus tard, je vois un panneau indiquant qu'il reste 5km ... Bon, je me dis qu'il ne faut pas que je traîne si je veux finir en moins de 3h, mais est-ce que j'ai vraiment envie de ça ! Allez, c'est décidé, je vais trottiner comme je l'ai fait jusqu'à maintenant. Il y a des pancartes pour nous rappeler le nombre de km restant à faire, tous les km, et comme nous sommes sur de grandes lignes droites, ça me semble long ... mais je ne lâche pas. Et voilà, dernier virage et j'entre dans la ligne droite d'arrivée, encore 50m, et je passe sous l'immense arche, en 2h49', très satisfaite et surtout émerveillée par tous les paysages et les gens que j'ai rencontré pendant mes 17,5km de course, et oui, tous les participants du 16km sont unanimes, il y avait 17,5km, mais quand on aime ... on ne compte pas. J'apprends que je suis 196éme au classement scratch et 3éme M5F. Il ne me reste plus qu'à attendre l'arrivée de Fabrice.
Une fois, à nouveau réunis et après nous être félicités mutuellement, nous faisons une petite photo souvenir avec nos médailles, puis, nous passons par la tente "Ravitaillement", pour boire une bonne bière et voir ce qui nous était proposé à manger, mais rien ne nous faisant envie, nous récupérons mon sac, déposé, le matin, dans la tente "Vestiaire" et tous les deux, un peu, fatigués par le manque de sommeil et les efforts fournis, nous grimpons dans un des bus de l'Organisation, en attendant qu'il parte en direction de l'hôtel.
A peine 10' plus tard, le chauffeur démarre le bus
et nous voilà partis. Il est à peine 15h et nous n'avons qu'une envie,
prendre une bonne douche, et ensuite se reposer. Pour moi, la douche se
transforme en bain, c'est très agréable, et ça me fait tellement un bien
fou, qu'à peine sorti de la salle de bain, je m'écroule sur le lit. Eva
qui avait pris sa douche avant moi, est déjà endormie ...
Dimanche 19 janvier 2020
Lundi 20 janvier 2020
Puis, dans l'après midi, sur le chemin du retour, nous sommes passé par un Temple, car Sokun avait vraiment envie de nous faire partager un autre moment fort, en effet nous sommes allés à l'endroit où les cendres de son papa et de sa maman ont été dispersées, grosse émotion pour tous, mais elle tenait à nous faire voir cet endroit.
Après
cette visite de Temple, nous sommes rentrés à Siem Reap, vers 16h, car
Chhon devait rejoindre son régiment en fin d'après midi. Cette journée,
dans la campagne Cambodgienne, nous a permis de rencontrer la famille de
Sokun. Elle nous a aussi, donné l'occasion de faire une immersion dans la
vie rurale, pas toujours facile, mais, comme souvent, l'accueil est
toujours très chaleureux et cela restera un très bon souvenir, pour Eva et
moi.
Mardi 21 janvier 2020 Tout le reste de ce voyage étant un peu plus du domaine "privé", nous ne vous le racontons pas, mais si vous ne savez pas où aller pour votre prochaine destination, un peu exotique, n'hésitez pas, le Cambodge est un pays très accueillant, vous y rencontrerez des gens souriants, toujours prêts à vous aider, la nourriture y est très bonne, pas la peine de dépenser des fortunes dans l'hôtellerie, vous pourrez trouver des chambres entre 30 et 50$ la nuit (avec clim, piscine, petit-déj ...), et même encore moins chères, avec juste un ventilateur, sans passer par des agences. Pour l'avion, pas de vols directs au départ de Paris, mais de nombreuses possibilités sont proposées par les compagnies aériennes. Nous avons quelquefois transité par la Chine, mais les attentes dans les aéroports de transit sont trop longues et surtout pas très agréables ... Maintenant, nous passons soit par Doha, soit par Dubaï, avec les compagnies Qatar Airways ou Emirates. Pour exemple, cette année, pour un vol A/R, pour 2 personnes, nous avons déboursé 1239€, avec Qatar Airways, il y a 2 ans avec Emirates, nous avons payé 1257€, et l'an dernier avec China Eastern et une escale à Kunming (un aéroport chinois, où vous serez obligé de récupérer vos bagages, passer la douane, attendre pour avoir un Visa chinois, réenregistrer vos bagages, le tout avec des queues interminables à chaque fois ... il faut prévoir une escale longue, très longue ...) cela nous avait couté 1442€. Il y a beaucoup de choses à voir au Cambodge, pour les coureurs, plusieurs courses y sont organisées, par des locaux, souvent pour des œuvres de charité, donc pourquoi ne pas y passer du bon temps en alliant Sport, Culture, Rencontre et Partage. ............... |
Tous les renseignements concernant la course : https://ultratrail-angkor.com/ ...............
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