Récit Course du Trail UEWERSAUER - Heiderscheid - Luxembourg - 21/11/2010

             

Texte et photos : Fabrice Humbert

J'ai décidé de m'inscrire à l'UTMB en août 2011, pas à la course reine de 166km et ses 9500m de dénivelé, mais à sa petite sœur, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) avec "seulement" 98km et 5600m de dénivelé. Les inscriptions, pour les 4 courses, commencent en décembre 2010 et il est impératif d'avoir le nombre de points qualificatifs avant la date d'inscription. La seule course délivrant 1 point avant décembre, et ayant un dénivelé convenable par rapport à la distance à parcourir ... vous l'avez compris, c'est le Trail Uewersauer. Voilà pourquoi, nous sommes embarqués dans cette aventure au cœur des Ardennes Luxembourgeoises. Je dis, nous, car notre copain Daniel, qui a, lui aussi envie de "Mont-Blanc" et de CCC pour 2011 est avec nous pour glaner son point. Eva profite du voyage pour participer au petit trail de 10km. Départ samedi matin, 8h30, de Damville, pour un week-end "express" en terre luxembourgeoise, lundi matin, tout le monde doit être au boulot ... nous connaissons la route pour rejoindre le village de Heiderscheid car nous y avons fait un petit séjour en octobre, Eva et moi, pour repérer un peu les lieux. Après une petite halte à Charleville-Mézière, pour déjeuner, nous arrivons à 15h30 au camping Fuussekaul, où nous avons réservé un mobil-home, pour une nuit.

Voici un aperçu de ce qui nous attend ...

Heiderscheid, nous voilà ...

La première chose à faire, en arrivant : allumer les chauffages du mobil-home ... depuis que nous avons quitté la France, la température n'a cessé de chuter, il fait 2° à Heiderscheid. Ensuite, nous pouvons aller au village, chercher nos dossards. La distribution ne commence qu'à 16h00, nous y sommes quasiment les premiers, c'est sympa de pouvoir faire un peu plus connaissance avec les organisateurs ... à condition de tomber sur ceux qui parlent français, car, que ce soit Daniel, Eva ou moi, l'allemand n'est pas notre tasse de thé !!! Heureusement, nous en aurons la preuve pendant les 2 jours, il y a beaucoup de francophones au Luxembourg. Nous en profitons pour jeter un œil sur les stands des partenaires de la course. Concernant les prix, ils sont, sensiblement, les mêmes qu'en France ... La nuit tombe plus vite que chez nous, nous rentrons au camping, vers 18h00. La température a grimpé dans le mobil-home et nous pouvons déballer nos affaires et préparer nos tenues de course pour dimanche matin ... Ici, pas de dossard, mais une chasuble (avec le numéro devant et derrière, ainsi que tous les noms des sponsors inscrits dessus), que l'on attache sur les côtés. Pour entrer dans le classement, il est obligatoire d'avoir une puce de la marque "ChampionChip". Presque tous les Luxembourgeois, Belges ou Allemands en possèdent une. En indiquant leurs numéros de référence, ils peuvent être chronométrés dans toutes les courses possédant ce système. Bien sur, en France, nous n'avons pas encore ce système, partout, donc pour entrer dans le classement ... une seule solution ... louer pour la course, une puce "ChampionChip"... qu'il ne reste plus qu'à fixer dans les lacets d'une des chaussures. En mangeant, nous regardons les prévisions météo de la télévision luxembourgeoise et il n'est prévu que 2 ou 3 petits degrés dans la journée et certainement sous 0, le matin ... Je décide de protéger le pare-brise de la voiture pour éviter de gratter demain matin ... Nous continuons notre soirée télé en regardant le match de rugby France-Argentine, avant d'aller nous coucher, car demain, le réveil est prévu à 6h45 ...

 

La conquête du point précieux ...

La nuit a été bonne et nous sommes prêts, Daniel et moi, pour avaler les 3652m de dénivelés cumulés et les 50,1km de la course. Le départ est prévu à 9h00, Eva nous accompagne, pour prendre quelques photos du départ de notre course. Elle revient aussitôt après, au mobil-home, attendre 12h30, l'heure du départ de sa course. Il fait 0°, mais les voitures ne sont pas gelées. Nous arrivons à garer la voiture à une centaine de mètres du départ. Il y a beaucoup de monde, nous entrons dans l'immense salle où nous avons récupéré nos dossards, hier, mais il y fait tellement chaud, que nous préférons attendre le départ à l'extérieur ... quelques photos de nos chaussures encore toutes propres, et nous nous plaçons dans la tente d'où le départ est donné. Il est juste 9h00 et c'est parti, nous avons décidé de rester ensemble, depuis longtemps, Daniel et moi, notre seul but étant de terminer en moins de 7h00, mais bien sur, nous aimerions bien finir en moins de 6h00 et pour être francs, entre 5h30 et 5h45 ... Pour le moment, nous descendons et c'est très agréable pour s'échauffer un peu. Sans aller très vite, ça dérouille les articulations et ça chauffe les muscles ... A peine 3km et déjà, la première montée, juste ce qu'il faut pour continuer de nous réchauffer, pour moi, ça va déjà trop vite, et je préfère finir la fin de la montée en marchant, pour ne pas me griller dès les premiers km. Nous passons au milieu d'un parc d'éoliennes, elles seront un bon point de repère pendant la course, car nous sommes au point le plus haut de la course, à environ 520m d'altitude. Le kilométrage est indiqué tous les 5km et nous arrivons justement au premier panneau en 28'. Le premier ravitaillement est situé juste après et nous marquons une petite pause, juste le temps d'avaler un demi verre de Coca, pour moi et un verre de boisson énergisante pour Daniel. Pour l'instant, les chemins que nous avons emprunté, étaient larges mais maintenant, changement de programme, nous entrons dans la forêt en file indienne, par un petit chemin monotrace, en dévers et en descente ... ça glisse, à cause des feuilles, mais ça ne ralentit pas beaucoup devant moi, donc je continue de suivre la cadence. Daniel est juste derrière moi, tout va bien. Nous retrouvons un passage plus large, toujours en descente, qui nous permet d'atteindre le 10e km en 58'. Nous sommes maintenant au point le plus bas de la course, 250m, nous avons effectué une descente de 270m en 5km ... sympa, sauf que maintenant, il va falloir remonter, et là, c'est Daniel qui va repasser devant à son rythme et moi, je vais essayer de suivre. De temps en temps, nous passons sur des chemins de crêtes et nous pouvons voir sur la gauche, le village de Heiderscheid et le parc d'éoliennes, qui sont de plus en plus éloignés. Nous passons le 15e km en 1h29' et le 2e ravitaillement est installé environ 500m après, sur une petite route que nous empruntons pour repartir. Une nouvelle très belle descente au milieu d'une forêt de sapins nous permet de rejoindre la route nationale n°15 que nous traversons. Ayant pris un peu d'avance dans la descente, j'en profite pour faire une pause pipi, en attendant Daniel ...

 

Les 20e hurlants ...

De l'autre côté de la route, nous passons sur des tapis qui prennent nos temps de passage, car nous sommes au 18e km et au départ d'une course dans la course. Il y a 2km de montée et un classement supplémentaire, appelé : Grand Prix de la Montagne ... pour nous, pas de course de montagne, et nous faisons une bonne partie en marchant, surtout le premier km qui est assez pentu ... Nous ressortons de la forêt pour finir la montée, et pour la première fois, nous prenons le vent de face, il est glacial ... à quelques mètres devant nous, je vois la pancarte indiquant 20km, un petit coup d'œil au chrono : 2h00', c'est super, tout va bien ... je me retourne pour en parler avec Daniel et là ... je le vois, appuyé contre un poteau, se tenir la cuisse et en train de grimacer, je lui demande ce qu'il a et il me répond qu'il a une crampe. En effet, il a une belle boule au dessus du genoux, qui le gêne pour plier la jambe. Nous sommes à l'arrêt, en plein vent et nous décidons de repartir en marchant, au moins jusqu'à un petit coin de forêt situé à environ 500m devant nous, pour ne pas attraper froid. Nous passons sur les tapis qui reprennent nos temps pour le classement du Grand Prix de la Montagne et nous entrons dans le bois ... Il reste 3 km pour arriver au 3e ravitaillement, en marchant doucement, la douleur semble se calmer, nous alternons donc marche et course lente, sans forcer, pour ne pas réveiller la douleur ... Les passages pour arriver au ravitaillement sont magnifiques, tout comme la vue sur le Lac de la Haute Sure et les montagnes aux alentours, on aperçoit même le barrage, mais Daniel ne voit rien de tout ça ... il a trop mal ... Nous arrivons quand même à rejoindre le 3e ravitaillement, et Daniel boit au moins 3 verres d'eau plus un verre de boisson isotonique et mange plusieurs morceaux de bananes. Moi, je suis toujours au Coca, je remets juste un peu d'eau dans ma bouteille, que je préfère avoir toujours pleine avec moi, ce qui me permet de boire de temps en temps, entre les ravitaillements. Nous repartons vers le km 25 en trottinant à un bon rythme. Le chrono indique 2h44' quand nous passons la pancarte 25km. Je sais qu'il y a 5km de descente avant d'arriver sur un pont flottant que nous devons traverser, j'ai peur que, pour Daniel, la douleur se réveille dans la descente ... je cours devant lui, pour le prévenir s'il y a des racines ou des branches sur le passage, je ne me rend pas compte que je vais un peu trop vite et quand je me retourne, il n'est plus derrière moi, je l'attend ... nous repartons ... ça me fait mal, de le voir comme ça, et je sais que si je n'étais pas là, avec lui, il aurait abandonné ... nous avons dépasser la mi-course et il nous reste un peu plus de 4h pour finir dans les temps, donc en alternant marche et course, on doit pouvoir y arriver. Dès que j'aperçois le pont, je le préviens que je pars tranquillement devant pour faire des photos sur le pont. Je m'arrête au milieu du pont et je l'attend pour le prendre en photo. A son tour, il prend l'appareil photo et continue de courir jusqu'à la sortie, se retourne et me prend aussi en photo sur le pont. Pour arriver au 30e km, nous empruntons une belle montée que l'on pourrait appeler "La Montée des Sculptures". Pendant 2km, le chemin est bordé de sculptures, petites au départ et de plus en plus grandes, pour atteindre au moins 7 à 8m de hauteur ... Pour Daniel, ce n'est pas la journée pour une visite d'une expo de sculptures, elles lui servent juste à se tenir debout pour essayer de s'étirer, mais cela devient de plus en plus dur, maintenant ce sont les deux cuisses qui sont bloquées et les mollets ne vont pas tarder à suivre, il sent la douleur ... Le 30e km est franchi en 3h24' ... ce qui n'est pas mal du tout, compte tenu de l'état dans lequel Daniel, avance. Pour arriver au 4e ravitaillement, vers le 32e km, il va encore souffrir car la descente, surtout les 500 derniers mètres, est terrible. Il faut passer des marches naturelles de pierres, très glissantes et parfois recouvertes de mousse, avec le vide de chaque côté ... j'arrive au ravitaillement mais je ne passe pas sur les tapis avant Daniel, je l'attend, ce n'était pas possible de descendre ensemble au milieu de toutes ces pierres, donc je suis parti devant en jetant un coup d'œil de temps en temps vers l'arrière. C'est vrai qu'aujourd'hui, je me sens très bien, à l'aise, un peu partout et sans aucune douleur ... je n'en parle pas à Daniel, car je n'ai pas envie de le décourager, au contraire, je lui dit que moi aussi, je commence à ressentir quelques douleurs ... Au ravitaillement, je bois un bon thé chaud, il est à la menthe, j'aime bien, ça me réchauffe. Daniel se jette sur les bananes, et boit plusieurs verres d'eau.

Les 40e rugissants ...

Pour rejoindre le prochain ravitaillement, il y a 8km ... tout en montée ... c'est reparti, en courant, tranquillement. Nous empruntons un chemin monotrace, encore une fois en dévers, au milieu de la forêt, d'énormes rochers sur notre gauche et le lac sur notre droite, en léger contrebas. Ce paysage me rappelle un passage du Trail de Guerlédan ... puis, nous suivons un petit torrent, que nous devons traverser plusieurs fois, par de petits ponts, tous plus beaux, les uns que les autres. Nous montons toujours, et quelques cascades viennent grossir le torrent ... La pancarte du 35e km est au pied d'un pont de pierre, nous y passons en 4h10', et toujours en montant, nous continuons notre périple, mais pour Daniel, rien ne va plus, à l'approche de la pancarte indiquant 40km, il se fige, droit comme un i, ne pouvant ni avancer, ni se pencher ... les genoux, sont durs et ne plient plus, et pour encore plus le faire souffrir, ce sont ses adducteurs qui le rappellent à l'ordre ... Il me fait un peu peur, car il est tout blanc, gelé, et dans l'impossibilité de bouger ... et comble de malchance, nous sommes, encore une fois, arrêtés ... en plein vent, mais à proximité d'un passage de route et un bénévole de l'organisation, voit que Daniel est en mauvaise posture, il vient vers nous et nous indique que le ravitaillement est à environ 300m après avoir traversé la route ... C'est là, que pour la première fois, j'ai vu ... de près, en chair et en os ... ROBOKOP !!! Ah, si j'avais eu une burette d'huile ... toutes les articulations des jambes semblaient complètement soudées ... Nous passons le 40e km en 5h00'. Il nous reste 11km à faire en moins de 2h, si nous voulons avoir le droit de tenter l'inscription pour la CCC ... j'y crois et Daniel, aussi. Nous repartons tant bien que mal, en marchant, en direction du dernier ravitaillement ... Au bout de 10' de marche, Daniel redémarre en courant, je le suis, il semble avoir moins mal, mais il ne peut pas accélérer plus ... Cela fait 15' que nous courons et Daniel semble avoir trouvé la bonne allure ... une petite portion en marchant et à nouveau, nous repartons en courant. Nous rattrapons 2 concurrents, et j'en profite pour dire à Daniel, que nous venons de gagner 2 places, mais à condition de les doubler ... Ils m'ont entendu et plaisantent avec nous, jusqu'au dernier ravitaillement. Nous voyons le village d'arrivée, en face de nous, mais je sais que nous devons passer dans le terrain de camping, où nous avons loué le mobil-home, nous devons encore faire une boucle d'environ 6km ... Nous ne traînons pas, une soupe pour Daniel et un thé pour moi ... et c'est reparti ... en courant, Daniel, retrouve le rythme qui lui convient et nous passons le 45e km en 5h42' ... La montée pour entrer dans le terrain de camping est terrible, les organisateurs nous avaient prévenu ... à peine 1km, mais très pentue ... marche, obligatoire. Dès la sortie du camping, une pancarte nous indique qu'il reste 1km ... cela fait 6h25' que nous sommes partis, nous marchons un peu et nous décidons de finir en courant ... Eva est là, quelques mètres avant la ligne d'arrivée, pour nous prendre en photo. C'est fini, Daniel s'effondre sur le premier banc, après la ligne d'arrivée, j'en fait autant, nous buvons une bonne bière sans alcool, offerte par un bénévole, à l'arrivée. Nous avons terminé en 6h33', fatigués mais surtout très heureux d'avoir passé la ligne en moins de 7h.

Le Sprint Trail d'Eva ...

Réveillée de bonne heure, pour nous accompagner au départ de notre course, Eva est retournée se mettre au chaud, dans le mobil-home après avoir fait quelques photos souvenirs de notre départ. Le départ de sa course, le Sprint Trail étant prévu à 12h30, pas la peine de traîner dans le village, pour attraper froid. Elle décide de revenir vers 11h45, après avoir été faire un petit footing d'une vingtaine de minutes, vers 10h30, pour se dérouiller un peu les jambes et repérer le chemin par lequel, nous allons revenir, cet après-midi ... Sous l'arche de départ, elle fait connaissance avec quelques participantes, qui ont déjà participé à la course en 2009. Elles espèrent finir en 1h00 et préviennent Eva, qu'il faut garder du jus pour la dernière côte, car elle n'est pas facile. Il est 12h30 et le départ est donné, juste à l'heure. Jusqu'au ravitaillement, le parcours est le même que pour le 51km, soit, 3km en descente et 2,8km de montée, avant d'arriver au seul et unique ravitaillement de cette course. Pour Eva, la première descente lui sert un peu d'échauffement, 3km, c'est bien. Dès que ça remonte, elle commence à doubler quelques concurrents. Pas question de passer au ravitaillement sans s'arrêter, elle boit un verre d'eau et continue son chemin. Ensuite, pendant environ 1km, presque plat, le tracé serpente entre les éoliennes, puis emprunte une portion bitumée, toujours sur le plat, mais face au vent. Elle maintient sa vitesse de croisière, ne perdant que quelques places. Arrivée au 7e km, un chemin, en descente permet de rejoindre une petite rivière qu'il faut traverser par un superbe pont de pierre. Là, ça se corse un peu, car le sol est très glissant et Eva n'est pas très à l'aise, ni en descente, ni sur les terrains gras, donc, quand les 2 sont réunis ... c'est avec une grande prudence qu'elle attaque la descente, laissant passer le groupe de filles avec lesquelles elle avait parlé au départ. Une fois de l'autre côté de la rivière, Eva, qui aime bien les montées, repart de plus belle, apercevant à une cinquantaine de mètres devant elle ... les mêmes filles, en train de marcher dans la montée. Non seulement elle les rattrape mais en plus, elle les double et continue de grimper en courant. A la sortie du chemin, un spectateur lui dit qu'il reste moins d'un km, mais toujours en montée ... Elle le connait ce dernier km, car nous l'avions repéré en octobre ... c'est donc, en courant qu'elle passe la ligne d'arrivée en 1h04'40", à la 157e place au général, 35e femme et 6e V2f, assez contente d'elle vu l'état dans lequel elle était il y a une semaine, complètement coincée par une vilaine sciatique, pensant même qu'elle ne pourrait pas courir. 

Lasagnes, bière et thé ...

Eva a largement eu le temps d'aller prendre sa douche au mobil-home, le temps que nous arrivions. Elle nous a ensuite attendu assise dans la voiture, au chaud, il ne faisait que 1°, face au parcours, pour nous voir arriver de loin ... et dès qu'elle nous a vu, elle est sortie pour nous prendre en photo, malheureusement, aucune photo d'elle, en course, dommage ... C'est donc, tous ensembles que nous avons mangé une bonne part de lasagnes, bu une bonne bière et avalé un thé, bien chaud, avant de retourner au mobil-home, prendre une douche bien chaude, avant de prendre la route en direction de Damville, sans oublier de payer le camping avant de partir ... Nous avons quitté Heiderscheid à 17h15, fait une petite halte avant la frontière belge pour faire le plein de gas-oil (1€ le L), pour arriver à Damville à 22h30 en faisant 1 arrêt rapide, pour manger un casse-croute. Encore une fois, nous avons passé un super week-end, certes,  trop court, mais qui restera de toutes façons un très bon souvenir.

Renseignements, résultats, photos, tracés et tout ce que vous cherchez sur cette course : http://www.trail-uewersauer.lu/