Récit Course Oxygen Challenge - du 02 au 05 juin 2011 - Le Lioran - 15

   Ma première expérience à l'Oxygen Challenge

Trouver un logement pour les 3 jours, est la première difficulté que nous avons rencontré. Beaucoup de participants de la dernière édition ont déjà réservé les locations saisonnières et c'est avec un grand coup de chance que nous avons réussi à trouver un appartement pour 6 personnes dans la station du Lioran. Didier, qui était intéressé pour participer aux épreuves VTT est aussi du voyage avec Momo. C'est donc à 4 que nous allons occuper cet appartement, à moins que dans la dernière semaine, quelqu'un vienne squatter les deux lits restants. C'est Serge qui est le premier à se manifester, il est donc lui aussi du voyage. Quand Maria a appris que nous allions passer le week-end au Lioran, elle a tout de suite réservé son lit. Coté organisation, comme d'habitude, tout s'est réglé en 2 temps, 3 mouvements : Didier et Momo partent tranquillement mercredi matin d'Evreux, Serge part de Caen et vient à Damville en voiture, Maria part de Paris et arrive en train à Evreux, Eva va la chercher à la gare et la ramène à Damville et moi, je termine le boulot à 16h00, donc départ de Damville pour Serge, Maria, Eva et moi, à 17h00. Nous arrivons au Lioran à 23h00 après avoir mangé en route.

L'Oxygen Challenge est une grosse organisation, une très grosse organisation, cela se voit dès que l'on entre dans la station de Super Lioran. Organisé par ASO (Amaury Sports Organisation : Le Dakar, Le Marathon de Paris, L'Enduro du Touquet etc.) ici, rien n'est fait à moitié, et pour les 4500 participants, tout a été parfaitement implanté. Une immense tente réservée pour l'accueil et les renseignements, une autre pour le retrait des dossards ainsi qu'un chalet prévu pour retirer les petits cadeaux offerts à tous les participants (sac à dos, porte bidon, ceinture porte dossard, manchettes etc.). Autour de ces tentes "officielles", un véritable village de partenaires est implanté pour les 4 jours. Impossible de ne pas repartir avec quelques choses, chaussures, équipements ou habillements car une trentaine d'exposants ont profité de ce rassemblement pour proposer et vendre leurs nouveautés, à des prix très compétitifs. Autre petite chose intéressante, l'Endurance Test Camp, en achetant un "Passeport Endurance Test", il est possible de tester un maximum de produits pendant les épreuves de son choix (cardio-fréquencemètre, montre GPS, chaussures, bâtons, sacs etc.). En plus des 6 Trails inscrits au programme, l'Oxygen Challenge propose aussi 6 courses de VTT et la revue Vélo Vert profite de l'occasion pour organiser le Vélo Vert Festival. Une quarantaine d'exposants ont fait le déplacement, offrant la possibilité de tester sur des parcours techniques plus de 40 marques de VTT. Montagne oblige, la plupart des VTT présentés sont des VTT de descente, au grand désespoir de mon ami Didier qui se voyait bien faire quelques ballades ... mais pas question de se lancer dans des descentes vertigineuses, comme nous avons pu en voir pendant ces 4 jours.

Jeudi 2 juin 2011 - "Jour de l'Ascension"

Nous sommes le jeudi 2 juin 2011. Cette année, c'est le jour de l'ascension, et mon challenge commence justement par une course ascensionnelle. Il s'agit de gravir une piste noire de 150m de dénivelé +, le plus rapidement possible. Les départs sont donnés toutes les minutes à partir de 10h00. Je vais chercher mon dossard vers 9h00 et sur le tableau, je vois que mon départ est programmé à 12h59'. J'ai du temps devant moi. Je monte donc tranquillement la pente pour me rendre compte de la difficulté. Pas besoin de monter très loin pour comprendre que cela va être dur, très dur. Je reste dans la pente pour observer les premiers mais ça ne me rassure pas du tout quand je les vois s'écrouler en franchissant la ligne d'arrivée, les uns après les autres. Au bout du 20e, le speaker annonce que ceux qui désirent partir plus tôt, peuvent le faire. Je décide de profiter du fait qu'il ne fait pas encore trop chaud pour anticiper mon départ et je me dis surtout : "Plus vite ça sera fait et plus vite je serai tranquille"

Je me déshabille tranquillement et je pars m'échauffer un peu dans le village. Pendant ce temps, tous mes copains se positionnent le long de la montée pour m'encourager. Il est 10h50, je suis dans le sas de départ, entouré par toute l'équipe Garmin avec Caroline Freslon-Bette, en tête, il y a aussi Maud Gobert et surtout juste à côté de moi, Thomas Saint-Girons avec qui j'ai échangé quelques mots ainsi que d'autres grosses pointures. Il n'y a plus personne devant moi, le starter me fait signe de rejoindre la ligne de départ. Même si je ne suis pas là pour faire un temps canon, c'est plus fort que moi, je ne lâche pas le chrono des yeux, une voix fait le décompte : 5, 4, 3, 2, 1 "TOP". C'est parti, 70m de plat, quel bonheur, puis, c'est l'ascension qui commence. Le premier repaire indique 80m (j'ai déjà grimper 80m de dénivelé !!!), je marche, puis 90m, j'entends Eva qui m'encourage, mais je ne la vois pas, à ce moment là, le seul que je vois, c'est Thomas Saint-Girons, parti 3' après moi, qui est en train de me déposer sur place. La gorge me pique, je pousse le plus possible sur mes bâtons mais je n'avance plus, je marque une petite pause, je me retourne, ouah!! quelle vue. Serge m'attend à la pancarte 100m, il me crie : "Allez Fabrice, redémarre". Je l'écoute et j'arrive à atteindre la pancarte 130m, mais la pente est de plus en plus raide, je m'arrête une deuxième fois, j'ai du mal à reprendre mon souffle, j'ai un gout de sang dans la bouche, ça pique, quelques secondes d'arrêt et je finis, dans un état euphorique. J'arrive à rester debout, alors que je regarde autour de moi, presque tous les participants sont à terre, je vais le savoir plus tard, ces coureurs (et coureuses) ont mis la moitié de mon temps, normal qu'ils soient tous épuisés, mon temps : 9'40" c'est à quelque chose près mon temps, à 10km/h, pour faire un peu plus de 1500m sur le plat. Voilà ce que l'on m'avait dit sur la ligne de départ : entre 9'15 et 10'00 !!!. Pendant au moins 1h, j'ai la gorge qui me brule et ça m'oblige à tousser fréquemment. Je décide de rejoindre l'appartement, que nous avons loué, en trottinant, pour me détendre un peu les jambes. Après une bonne douche et un repas léger, nous sommes tous retournés faire un peu de shopping dans les stands des partenaires de la course, en attendant la proclamation des résultats. Comme je m'y attendais, je n'ai pas été appelé lors de la remise des récompenses. Vainqueur en 4'36", Jonathan Brunel devance Grégory Bombardo, qui termine en 4'40" et c'est Martin Reyt qui complète le podium homme en 4'45". Chez les féminines, c'est Maud Gobert qui l'emporte en 5'47" devant Caroline Freslon-Bette en 6'14", la troisième étant Amandine Ginouveste-Guerdoux en 6'25", loin derrière tout ce petit monde, je termine à la 221e place, au général et à la 130e place du classement des Oxygen Séries.

Vendredi 3 juin 2011

Après la course ascensionnelle, la deuxième étape des Oxygen Séries se déroule ce matin. Il s'agit d'une nouvelle sorte d'épreuve : l'Enduro Trail Traking. Pour cette nouvelle épreuve, c'est Thomas Lorblanchet qui a finalisé le tracé et c'est lui qui nous donne le départ, dans le brouillard, au sommet du Plomb du Cantal, quelques centaines de mètres après l'arrêt du téléphérique. Nous partons par groupe de 3, toutes les minutes. Ca tombe bien car Serge et Didier ont décidé de m'accompagner pour toutes les liaisons, chacun d'entre nous se faisant plaisir dans les spéciales. Le parcours, long de 24km comporte 1350m de D+ et 1920m de D- et ce n'est pas le temps total qui est retenu pour le classement. Certes, il faut terminer en moins de 6h30 mais le temps retenu est celui effectué au total des 5 épreuves chronométrées, réparties dans les 24km, la plus longue mesurant 1750m et la plus courte 660m, toutes avec des profils différents, petit chemin descendant ou belle montée avec arrivée en grimpant des dalles abruptes.

Pour accéder au départ, nous montons par vague de 30 coureurs, dans le téléphérique du Plomb du Cantal, pour une petite ballade d'une dizaine de minutes. Au sommet, nous sommes perdus dans le brouillard et c'est avec un peu de peine que nous rejoignons le vrai départ à 1855m d'altitude. Nous entamons aussitôt une belle descente, pendant 4km, ce qui nous permet de sortir du brouillard et de profiter d'un beau soleil qui ne nous quittera pas de la journée. Nous avons rattrapé Fred et Sébastien, tous les deux d'Evreux ainsi que Clément de Bourg-en-Bresse et 3 autres coureurs. Nous passerons une bonne partie de la journée, ensemble. C'est donc ensemble que nous arrivons au départ de la première spéciale, la plus longue de toutes. J'en profite pour enlever mes manchettes, en attendant mon départ. Pour moi, pas question de faire les spéciales plus vite que les liaisons, je suis venu pour faire de la distance en km et la vitesse m'importe peu, pour ne pas faire perdre trop de temps à Didier et Serge, je pars devant eux, étant donné qu'ils vont me doubler, ils auront moins longtemps à m'attendre après l'arrivée. Comme prévu, les deux me passent en me faisant un peu de vent au passage. La deuxième liaison commence en descente, mais dès que nous passons sous la RN122, nous entamons une belle montée jusqu'au départ de la 2e spéciale à 1390m. C'est la pire de toutes les spéciales, 1,250km de long et arrivée au sommet du Puy Griou à 1690m, avec une dernière partie que l'on pourrait qualifier d'escalade, tellement la pente est raide et le chemin inexistant. Je me suis fait doubler par au moins une quinzaine de coureurs, rien que dans le final, pas facile, mais la vue est magnifique, donc ça valait le coup d'y aller. La troisième liaison nous permet de rejoindre le haut du télésiège de Rombière, où se trouve le ravitaillement. Le chemin est agréable, mais pas très large pour atteindre le Col de Rombière, puis en légère descente jusqu'au Col de Cabre, à 1528m. De là, commence la longue ascension jusqu'au sommet du Puy de Peyre Arse à 1860m. Une nouvelle descente d'environ 1km nous permet de rejoindre le départ de la 3e spéciale, celle que j'ai préféré. Départ à 1625m et arrivée à 1525m, 1,650km plus loin, sympa, tout en descente, encore une fois, je vais me faire doubler, mais uniquement par 3 coureurs, je suis content. L'avant dernière liaison nous emmène jusqu'au Rocher du Bec de l'Aigle à 1700m d'où nous avons une vue magnifique sur Le Lioran. Un passage est équipé d'une corde pour nous retenir, afin d'éviter de mauvaises chutes. La 4e spéciale, longue de 1,180km, est encore une fois tout en descente, à travers la forêt, j'ai beaucoup aimé cette avant dernière spéciale. Une dernière liaison d'environ 1km, nous fait remonter légèrement au dessus de la Station du Lioran. C'est de là qu'est donné le départ de la dernière spéciale, longue de 660m, l'arrivée étant jugée sous l'arche de la Plairie des Sagnes, au cœur du village  sportif de la station du Lioran.

 

Nous n'avions pas imaginé mettre autant de temps pour effectuer ces 24km, mais la difficulté du terrain nous a souvent obligé à de longues parties en marchant. Depuis que nous sommes sortis du téléphérique, ce matin, jusqu'à la ligne d'arrivée, nous avons passé 5h10' sur les chemins, pour boucler ce premier Enduro Trail Traking. Comble de malchance, suite à une panne de l'informatique gérant le chronométrage, le classement n'a pu être effectué que sur 3 spéciales, la 1ere, la 2e et la 5e, justement les 3 où j'ai le plus souffert, dommage. Je termine à la 308e place au scratch en 31'44", et je me classe 123e au classement de l'Oxygen Séries.

Samedi 4 juin 2011

Pour la troisième étape des Oxygen Séries, 2 possibilités sont proposées, soit 70km, soit 45km, à savoir que les résultats sur le 70km sont majorés par un bonus, récompensant ainsi, plus favorablement ceux qui choisissent la longue distance. En ce qui me concerne, j'ai choisi le 45km avec ses 2300m de D+ et 2300m de D-, ça me parait plus raisonnable. Vu le temps mis sur les 24km de la veille, je pense terminer aux alentours de 9h00 de course. Pour Serge et Didier, il n'est pas question de passer 8h30/9h00 à galérer pour 45km, nous décidons donc que chacun fasse sa course sans se soucier des autres, c'est beaucoup plus facile pour gérer ses efforts.

Le départ est donné à 9h00 de la Prairie des Sagnes et aujourd'hui, pas de téléphérique pour grimper au sommet du Plomb du Cantal, il faut y aller en courant, euh, pardon, en marchant. Dès le départ, c'est parti pour 600m de D+ et environ 3,5km. Durant la montée, j'aperçois Serge et Didier de temps en temps au gré des virages, ils ne sont pas très loin, mais je ne fais pas d'efforts pour les rattraper, je n'ai pas envie de me mettre dans le rouge. Le temps est beaucoup moins couvert qu'hier et pas une nappe de brouillard à l'horizon. Au sommet, il y a déjà un grand rassemblement de VTT. Pour eux, c'est la journée Descente Marathon de 14km. Pas le temps de les regarder, car pour nous aussi, c'est descente, pendant au moins 8km jusqu'au Buron de la Tuillière où se trouve le 1er ravitaillement. J'ai fait toute la descente en ayant Didier en point de mire, je vois bien que ses ampoules, sous les talons, le gênent. Il est obligé d'éviter de  poser ses talons au sol, pas facile. Je le retrouve au ravitaillement, il me dit qu'il souffre, mais que pour l'instant, il continue.

Je remplis ma poche à eau, mais je ne fais pas la même bêtise qu'hier, j'enlève mon coupe vent de dans mon sac avant de remplir la poche, car hier, j'ai cru qu'elle était pleine, que nenni, le coupe vent qui était comprimé contre la poche, prenait toute la place dans le sac et je suis reparti du ravitaillement avec seulement 750/800cl au lieu des 2l que j'avais prévu. Pas question de refaire la même erreur aujourd'hui, je prends mon temps, pour remplir ma poche et manger un petit morceau de fromage et quelques gâteaux salés. En quittant le ravitaillement, le chemin est toujours en descente, jusqu'à un très beau passage technique sous un rocher appelé La Porte du Lion. Les chemins que nous empruntons aujourd'hui, n'ont rien à voir avec ceux d'hier, ils sont beaucoup plus roulants et très peu accidentés, ça me paraît "plus facile", reste à ne pas perdre trop de temps dans les montées.  Comme hier, nous passons sous la RN122, un peu plus au sud, juste avant d'entrer dans le superbe village de Thiézac. Pour quitter Thiézac, nous prenons la direction de l'église St Michel, perchée dans les hauteurs du village. Le long de la montée, nous suivons "Le Chemin de Croix", pour nous aussi, c'est un chemin de croix, devant l'église, un groupe de randonneur m'annonce que le ravitaillement est à moins de 15', ça me semble bizarre, car je le croyais au 20ekm, je n'y pense pas et je continue de grimper. J'arrive près de la Grotte des Ermites, de là, la montée est de plus en plus difficile et la trace n'est que pour une personne, ça tombe, bien, je suis tout seul, j'aperçois la ferme de Trielle, il faut quitter l'herbage en passant par dessus une barrière et une cinquantaine de mètres plus loin, j'arrive au 2e ravitaillement. La première chose que je vois en arrivant, c'est le minibus garé sur la gauche avec la pancarte "ABANDON" collé sur le pare-brise, il y a du monde à l'intérieur, je me dis que j'ai de la chance, car je vais bien et je n'ai mal nul part. Encore un petit morceau de fromage, de l'eau et un demi verre de coca et comme la montée n'est pas terminée, j'emporte quelques gâteaux salés pour grignoter en route. Un troupeau de vaches est sur le chemin, cela fait un moment que j'entends leurs cloches, voilà une rencontre musclée, je suis obligé de faire un écart pour passer car elles ont décidé de rester là et c'est vrai, je ne fais pas le poids !!! Décidément, c'est le jour des animaux car à peine 1km plus loin, ce sont des chevaux qui se prélassent près du chemin, il y en a même un qui se gratte le postérieur contre un arbre, le faisant bouger dangereusement. J'ai repris mon rythme de croisière en courant car le chemin redescend doucement. Tout va bien, j'arrive au point d'eau du 27ekm, dans ma tête, je me dis qu'il ne reste que 18km et si j'ai bien mémorisé le parcours, encore une belle montée, donc je reprends vite de l'eau et je ne perds pas de temps. A peine quitté le ravitaillement, j'arrive à la cascade de Faillitoux, il y a un coureur devant moi, il escalade les rochers sur le côté gauche, je le suis, il est obligé de passer dans l'eau et moi aussi, jusqu'à mi cuisse, pas grave, ça va sécher. Ce qui est dommage, c'est qu'il y avait un passage à droite que l'on aurait pu prendre, sans se mouiller les pieds et on ne l'a pas vu. Il me dit qu'il n'est pas rassuré avec ses chaussures mouillées et me propose de passer devant, c'est ce que je fais. Je trottine à mon rythme et encore une fois, je me retrouve seul, heureusement, le balisage est parfait et je passe le 30ekm. J'alterne toujours marche et course, selon les difficultés du parcours et j'arrive au 3e et dernier ravitaillement. Je retrouve Didier, un coureur de Dreux, que j'avais vu sur la ligne de départ, avec sa femme. Pas très en forme, sa femme a préféré abandonner au 1er ravitaillement et lui a continué seul. Nous allons faire le reste de la course ensemble, sans être continuellement côte à côte, mais toujours à quelques dizaines de mètres d'écart. Le contournement du Puy Griou nous semble long. La dernière montée vers le Col de la Rombière nous permet de récupérer les coureurs du 70km partis depuis 5h du matin. Soudain, le ciel s'assombrit, juste quand nous attaquons la descente vers Le Lioran et après 2 grands coups de tonnerre, la pluie commence à tomber, le chemin n'est pas très large, mais Didier et moi dévalons la pente à grandes enjambées. Je pense que la pluie va durer et comme je peux facilement prendre mon coupe vent, je l'enfile tout en continuant de courir, par dessus mon sac en prenant soin de faire remonter mon dossard par dessus pour qu'il soit visible à l'arrivée. Nous avons doublé au moins une quinzaine de coureurs dans cette dernière descente et c'est naturellement ensemble que nous avons passé la ligne d'arrivée en 8h11'12", à la 264e place pour moi et 265e pour lui. Pour le classement des Oxygen Séries, je suis 57e et Didier 58e.

Je retrouve Serge sous la tente de ravitaillement, dehors il tombe des cordes et tout le monde cherche un abri. Serge a terminé 10 places devant moi, 254e en 7h56'27", après avoir un peu coincé dans les derniers km. Nous cherchons notre Didier, mais pas de nouvelles. Nous décidons d'aller boire un bon café au chaud, dans le premier bar, d'où nous téléphonons aux filles pour savoir si Didier est rentré au gîte, elles nous disent qu'il doit être chez les podologues. Mais voilà, le temps de boire notre café et Didier a quitté la tente des podologues, il ne nous reste plus qu'à partir vers la voiture et quand nous y arrivons, Didier est déjà installé à l'intérieur, il a allumé le moteur et mis le chauffage à fond, pour que nous puissions nous réchauffer tous les trois. Didier a terminé à la 219e place en 7h34'27" après avoir souffert de ses talons pendant toute la course. Nous rentrons au gîte et après avoir ôté toutes nos affaires de course, complètements trempées, chacun notre tour, nous prenons une bonne douche bien chaude. Ce soir, pour fêter nos résultats, les filles ont réservé une table dans un petit restaurant à 20m du gîte, où nous allons pouvoir nous lâcher et déguster un très bon aligot arrosé par un petit vin rouge plus que parfait.

Dimanche 5 juin 2011

Ce matin, pas de réveil qui sonne de bonne heure pour le petit déjeuner, les premiers debout, vers 9h00 réveillent les autres et c'est la première fois que nous prenons tous ensemble le petit déjeuner. Les sacs et valises sont vite embarqués et les filles nous mettent presque dehors pour pouvoir faire le ménage (on a bien fait de les emmener), nous en profitons pour aller une dernière fois sur la Prairie des Sagnes voir les préparatifs de départ des petits trails de 10 et 20km. Pour nous, c'est fini, maintenant il faut penser au retour vers la Normandie.

Mais voilà, c'était sans compter sur la circulation, très difficile pour ce retour de grand week-end de l'ascension. Nous avons mis 8h00 (au lieu de 6h à l'aller) pour rentrer et Maria a réussi à prendre le train de 20h10 à Evreux, elle n'est rentrée chez elle que vers 22h30, alors que, Eva et moi, étions couchés depuis 21h00. Quand à Serge, il était à Caen vers 22h00. Pour Momo et Didier, ils devaient déjà dormir depuis longtemps ...

Nous avons passé, comme d'habitude, un excellent week-end, tous ensemble. C'est une course originale, très bien organisée, il faut juste s'y prendre tôt pour trouver un logement. Cela peut-être un excellent entraînement pour ceux qui préparent une grande course (La Réunion, l'UTMB, Les Pyrénées etc...). Pour les costauds, pourquoi ne pas faire la course ascensionnelle + l'Enduro Trail Traking + le Trail de 70km + le Trail de 21km ..... alors ... qui qui vient en 2012 ????

www.oxygenchallenge.com


Course ascensionnelle 150m D+

 


 Mes supporters pour la course ascensionnelle

 


 Enduro Trail Traking, arrivée au sommet

 


Enduro Trail Traking, encore quelques mètres

 


Enduro Trail Traking, ravitaillement

 


Trail 45km, Didier prêt pour le départ

 


Trail 45km, Serge prêt pour le départ

 


Trail 45km, je suis prêt pour le départ

 


Trail 45km, montée vers le Plomb du Cantal

 


Trail 45km, la Porte du Lion

 


Trail 45km, la Cascade de Faillitoux

 

 

 

Texte et photos : Fabrice Humbert