Récit Course La Barjo - 19 juin 2011 - Beaumont-Hague - 50

   Ma dernière  sortie longue avant la CCC

Encore une nouvelle escapade pour la petite troupe, cette fois, direction le Cotentin et plus précisément, la région de la Hague, pour participer à la 2e édition de La Barjo, le 19 juin 2011. Pour que ce soit plus pratique, nous n'avons pas cherché un gîte mais nous avons opté pour l'hôtel et une formule demi-pension (repas samedi soir, nuit et petit déjeuner de dimanche). Nous avons réservé 7 chambres dans le seul hôtel de Beaumont-La-Hague, l'hôtel de la Poste, au cœur de la ville et juste en face de l'arrivée de la course. Didier et Momo partent d'Evreux avec Marie-Claude et Stéphanie, quand à Eva et moi, nous partons de Damville avec Maria et en passant à Conches, nous prenons Daniel. Une courte halte en passant à Caen, pour récupérer Serge et voilà, direction Beaumont-La-Hague. Nous devons y être avant 19h00 pour retirer les dossards. Surtout pour Daniel et moi, car impossible de les retirer le dimanche matin, je dois même récupérer celui de Bertrand, pour lui donner avant le départ de Barneville-Carteret, dimanche matin. La nuit risque d'être courte car c'est la Fête de la Musique et il y a des groupes de musique qui jouent devant l'hôtel ...  Nous sommes 9 et tous inscrits pour la course : Didier, Stéphanie et Serge partent à 11h00 de Vauville, pour la 1/2 Barjo et ses 37km, Eva, Momo, Maria et Marie-Claude partent à 16h00 de Jobourg pour la Petite Barjo sur 12km et Daniel et moi, sommes inscrits pour la Barjo, notre départ est donné à 7h00 de Barneville-Carteret pour 87km. Pour chaque course, des navettes sont prévues pour emmener les participants vers leurs départs respectifs. Toutes les arrivées étant jugées à Beaumont-Hague.

Pour Daniel et moi, le but est de tester le matériel pour la CCC, sac, chaussures, bâtons, lampe frontale, et tout le reste ... et surtout ... passer l'arrivée dans les délais ...

Dès notre arrivée à Beaumont-Hague, nous allons directement dans la Salle des Mariages, située dans la Mairie, pas pour y assister à une quelconque cérémonie, mais pour prendre possession de nos précieux dossards et surtout des puces électroniques, prévues pour le chronométrage. Comme convenu, je prends l'enveloppe de Bertrand, dans laquelle tout est stocké. Ensuite, direction l'hôtel de La Poste, 20m à côté de la Mairie, et là, frayeur, il est fermé. Heureusement, une pancarte nous indique que l'ouverture est prévue à 17h30 ... sauf qu'il est déjà 18h00 !!! A peine 20m plus loin, nous entrons dans le premier bar, pour nous mettre au chaud, car le vent est glacial ... Pour Serge, Daniel et moi, une bonne bière ne peut nous faire que du bien ... tandis que Maria et Eva se réchauffent en prenant du thé. Certainement à cause de l'odeur de la bière, car seulement quelques secondes après avoir passé notre commande, Marie-Claude me téléphone pour dire qu'ils sont arrivés à Beaumont-Hague, qu'ils sont garés juste à côte de nous et qu'ils nous cherchent ... je lui dit que la première des choses à faire est d'aller chercher, eux-aussi leurs dossards, avant la fermeture de la salle, à 19h00 et qu'ensuite ils viennent nous rejoindre pour prendre un petit verre avec nous. Un quart d'heure plus tard, dossards en mains, ils n'ont pas oublié l'invitation et arrivent pour prendre l'apéro ... Nous ne restons pas très longtemps dans ce bar, dont je ne donnerai pas le nom, car nous avons l'impression de déranger le patron, qui doit surement garder son sourire et sa bonne humeur, uniquement pour les jours de fermeture ... Nous partons donc vers notre hôtel, qui est maintenant ouvert. L'accueil y est tout autre, sourire, et gentillesse sont au menu, dès notre arrivée, sans perdre de temps, la patronne nous emmène au premier étage pour que nous prenions possession de nos chambres. Marie-Claude, Maria, Stéphanie, Serge et Daniel ont chacun une chambre avec un petit lit d'une personne. Pour Didier et Momo ainsi qu'Eva et moi, nous avions réservé deux chambres avec des grands lits pour deux personnes ... nous sommes les seuls à dormir dans l'hôtel, au grand désespoir de plusieurs participants qui n'ont rien trouvé pour se loger, près de l'arrivée ... il fallait s'y prendre de bonne heure ...  et sur ce coup là, Eva a bien géré la chose. Il faut dire que les prix varient entre 37€ (pour une personne seule avec douche sur le palier) et 77€ (pour un couple avec douche dans la chambre), comprenant le repas du soir et le petit déjeuner du matin ... ce n'est vraiment pas cher du tout, surtout, qu'avec le recul, quand on connaît la qualité de la nourriture ainsi que la gentillesse des patrons pour tout mettre en place afin de nous satisfaire le mieux possible.

Nous passons à table vers 20h00, pour tous, la variété des plats proposés est si importante que le choix en devient difficile. Entre les moules de la région et les escalopes à la crème (normande, bien sur), tout le monde s'est régalé. Je ne vous parle même pas des desserts ... Revenons aux choses sérieuses, Daniel et moi, nous devons prendre la navette dimanche matin vers 05h30 et nous aimerions prendre le petit déjeuner vers 04h15, nous demandons si cela est possible. Il n'y a aucun problème, une table sera réservée pour nous, avec du café chaud, du pain, de la confiture, du beurre, des viennoiseries, des fruits etc... Nous pouvons donc aller nous coucher sans trop tarder, pour être en forme pour le départ de demain. A cause du vent, la fête de la musique a été annulée, trop dangereux de rester sous les chapiteaux, et grâce à ça, nous aurons eu une nuit sans aucun bruit autour de nous ...

Dimanche 19 juin 2011 : CCC (-33 jours)

Je ne ressens aucun stress en montant dans le bus qui nous emmène à Barneville-Carteret, lieu du départ de La Barjo. Le chauffeur nous dit qu'il faut environ 45' pour y aller, nous ne sommes qu'une petite dizaine dans le premier bus et l'ambiance y est plutôt détendue. En arrivant, je retrouve Serge Breuilly (photographe pour www.normandiecourseapied.com ), on ne se voit pas souvent et c'est toujours avec plaisir que j'aime le rencontrer. Nous discutons quelques minutes ensemble, mais le temps est compté, nous devons nous présenter sous l'arche de départ pour le dernier briefing et Serge en profite pour nous prendre en photo Bertrand, Daniel et moi, c'est sympa. Il me prévient qu'il sera au 2e km, pour faire des photos puis au 13e et qu'ensuite il sera à Vauville pour le départ du 37km. Nous sommes 135 au départ de cette 2e édition de La Barjo, mais de 63km l'an dernier, la distance est passée à 87km cette année, aucune référence concernant le chrono n'est donc consultable et si je suis quasiment sur de la victoire de Bertrand, lui espère terminer aux alentours de 8h00 de course, ce qui lui ferait une moyenne de 11km/h.

 

Dès le départ, le peloton s'étire et au premier virage à gauche, on peut s'apercevoir qu'un groupe de 7 coureurs est déjà parti très vite. Pour Daniel et moi, pas question de partir trop vite, nous sommes au milieu du peloton et nous essayons de réguler notre vitesse. Nous passons le long du Port de Plaisance, il commence à faire chaud, il y a déjà quelques coureurs qui enlèvent leurs coupe-vent et nous ne tardons pas à en faire autant. Nous longeons la côte, sans entrer dans Carteret. Vers le 5e km, le tracé nous conduit directement sur le chemin des Douaniers, que nous empruntons jusqu'au 1er ravitaillement, situé au 10e km. Cela fait 1h08 que la course est partie. Durant toute cette première heure, le parcours, légèrement vallonné, nous a permis de changer plusieurs fois de rythme, cassant un peu la monotonie d'un parcours plat. En quittant le ravitaillement, nous descendons directement sur la plage, pour un périple de 3,5km en ligne droite, le sable est bien dur ... attention, c'est facile de se laisser griser par quelques accélérations que l'on pourrait payer plus tard, donc ... méfiance, nous devons nous freiner. La sortie de la plage est sans difficulté et nous retrouvons un petit chemin bitumé, toujours tout plat, parallèle à la plage pendant au moins 3km. Une nouvelle fois, le tracé nous ramène sur la plage. Cette fois, le sable est encore dur mais parsemé de touffes d'algues qu'il faut écraser, éviter ou bien passer par-dessus ... à chacun sa méthode ... Un passage nous permet de quitter la plage et d'arriver au 2e ravitaillement. Les bénévoles sont tous très sympathiques, ils n'hésitent pas à nous aider, pour remplir nos bidons, et nous tendent des petits morceaux de jambon, des petits gâteaux salés du coca-cola etc... Nous sommes au 21e km et 2h15' se sont déjà écoulées ... et sincèrement, ce n'est pas cette dernière heure de course que j'ai le plus apprécié, mais bon, il faut bien faire des km comme ça, en attendant les plus beaux passages, après le 50e km ...

 

Décidément, c'est encore sur une partie bitumée que nous quittons le ravitaillement. Nous sommes sur la départementale 517 depuis 4km quand nous arrivons dans un lieu-dit au joli nom : "Le Pou". Nous reprenons le chemin des Douaniers, après environ 1km de chemin sablonneux. Nous sommes obligés de franchir une barrière, formant une chicane, et empêchant aux animaux de partir sur la route ainsi qu'aux véhicules à moteur d'emprunter le Chemin des Douaniers. Impossible de passer à 2 en même temps, tellement c'est étroit. Le chemin serpente au dessus des rochers qui tombent directement dans l'eau, le paysage est magnifique. Malheureusement, ce n'est pas très long et nous sommes, de nouveau, contraint de courir sur la plage et cette fois, pour un bon moment ... au moins 5km. Si, pour les 3 premiers km, il n'y a pas de difficulté, il n'en est pas de même pour les 2 derniers. Terminé le sable fin, place aux galets ... pas facile, pour courir, il faut sans arrêt regarder où l'on pose ses pieds, c'est usant ... La montée sur le parking, où est installé le 3e ravitaillement, est un soulagement. Avec Daniel, nous faisons une bonne pause, avec remplissage de nos bidons. Je bois un peu de Coca et je mange un peu de jambon et un petit carré de fromage. J'ai un peu mal à mon pied droit, mais je ne m'inquiète pas plus que ça. Nous reprenons le chemin des Douaniers, en passant, cette fois, dans les terres, avant de remonter au sommet des rochers surplombant la mer. Encore une fois, la vue est magnifique. En chemin, nous passons devant l'ancien gîte pour randonneurs "Le Sémaphore", devenu, depuis quelques années un grand restaurant "étoilé", mais pour nous, pas d'étoile aujourd'hui ...

 

Un peu plus loin, la vue n'est plus du tout la même, nous arrivons directement sur la Centrale EDF de Flamanville et son célèbre EPR ... Une longue ballade dans les terres nous permet d'éviter ce monstre de béton et la descente sur le port de Dielette est un soulagement pour les yeux. C'est à peu près à la hauteur de la sortie du port que j'ai commencé à connaître quelques problèmes de digestion ... qui se sont vite transformés en une envie de vomir, dont j'ai essayé de repousser l'échéance ... le plus longtemps possible. Je ne peux plus courir, car mon estomac se noue et me fait souffrir, en plus, ma douleur au pied me gêne de temps en temps ... Je ne vais pas bien et bien sur je ne pense plus qu'à ça ... Je commence à dire à Daniel, que ce n'est pas la peine qu'il m'attende et qu'il ferait mieux de continuer seul, en espérant pouvoir repartir un peu plus tard. Il me dit que si je repars plus tard, il m'attend, et que pour l'instant, nous continuons ensemble ... La montée est difficile et je dois m'arrêter souvent. Notre rythme a considérablement chuté est ça m'embête vraiment pour Daniel, qui a l'air d'être bien, c'est dommage de le pénaliser. J'ai beau lui redire la même chose plusieurs fois, il ne veut pas me laisser et préfère continuer avec moi. J'insiste encore un peu, mais je n'ai plus de jus ... c'est dur, mais je pense qu'il est préférable, pour moi, d'abandonner avant d'aggraver les choses. Nous arrivons au lieu-dit : "Le Hameau de La Mer". Le chemin nous ramène sur la plage et pour accéder aux maisons du village, il faut emprunter un des nombreux escaliers répartis le long de la plage. Je décide de m'arrêter, au premier escalier. Une fois assis sur la première marche, j'enlève mon sac à dos, je sors mon coupe-vent et je l'enfile sur mon dos, il y a beaucoup de vent et je ne veux pas attraper froid. Cette fois, je dis à Daniel que j'abandonne, comme ça, je suis sur qu'il va continuer et finir la course. Plusieurs marcheurs arrivent face à nous et nous indiquent que nous sommes à moins de 2km du ravitaillement. Je réussis à convaincre Daniel de repartir en lui certifiant que je vais rejoindre tranquillement le ravitaillement et abandonner ici. Il accepte de continuer et je le vois partir ... et doucement s'éloigner ... J'ai soif et j'essaie encore une fois de boire un peu d'eau, mais cette fois, je ne peux plus me retenir et je me retrouve en train de vomir dans le sable ... comme toujours, dans ces cas là, ce n'est jamais agréable et dès que je veux me rincer la bouche ... ça recommence ... Quelques concurrents passent près de moi et me demandent si ça va, à chaque fois je leur dis que tout va bien et que je vais repartir ... Je suis vidé et j'ai les jambes qui tremblent, mais j'arrive à me motiver pour redémarrer afin d'en finir au plus vite. Au pied d'un escalier, une pancarte indique qu'il faut monter pour accéder au ravitaillement. J'arrive juste au sommet des marches, quand 2 bénévoles, venus à ma rencontre, après avoir été prévenus par les coureurs qui m'avaient vu, en mauvaise posture, me prennent en charge, pour les 300m qui restent à faire, il y en a un qui me parle gentiment, me demandant d'où je viens et tranquillement nous arrivons  au ravitaillement du km40 ... Un des secouristes me propose de regarder mon pied qui me fait mal, j'accepte ... de toute façon, pour moi, c'est fini, j'ai déjà enlevé mon sac, maintenant, ma chaussure et ma chaussette ... il ne trouve rien d'anormal à mon pied, ni gonflement, ni lésion ... il me propose un petit massage avec une crème "miracle" ... sachant que j'ai vomi, le bénévole qui est venu à ma rencontre, me tend un gobelet dans lequel il a mélangé un peu d'eau avec quelque chose qui ressemble à de l'alcool de menthe ... c'est frais et ça me fait de bien. Je reste un peu au ravitaillement, j'en profite pour vider le sable de ma 2e chaussure, j'arrive maintenant à boire un peu ... je mange aussi un petit morceau de jambon, un TUC et comme je n'avais pas vraiment dit que j'abandonnai ... je décide de repartir, avec comme 1er but, rejoindre Vauville ... J'enlève mon coupe-vent et mes gants et hop, c'est reparti ... Le chemin, qui longe un terrain militaire, est très agréable, j'alterne course et marche. Je reviens même doucement sur 2 garçons et une fille, qui marchent plus que moi. Je les vois entrer sous la tente du ravitaillement du "Hameau Gardin", avec eux, il y a au moins 5 ou 6 coureurs sous la tente, je ne m'arrête pas, j'ai suffisamment d'eau et de nourriture sur moi pour gagner Vauville. La descente qui suit est comme je les aime ... j'aurais aimé pouvoir m'éclater en la descendant à fond ... mais voilà, ce n'est pas pour aujourd'hui. Je me laisse aller, sans grande conviction, avec quelques petits arrêts, dans des endroits ou je n'aurais même pas ralenti en temps normal ... dommage ... En sortant du hameau :"Le Petit Thot", une nouvelle belle montée me rappelle que je ne suis vraiment pas bien du tout ... je marche ... je m'arrête ... je marche ... je m'arrête ... j'en ai marre, je ne prends plus de plaisir depuis longtemps et cette fois, c'est fini ... je n'arrive plus à courir, alors que maintenant, le chemin descend vers Vauville ... j'entre dans le village, je fais une petite photo tellement je trouve le passage superbe ... et ça sera la dernière photo de ma course ... car 500m plus loin, après avoir atteint les 51km de course, je rends mon dossard et j'abandonne ... bien sur, ce n'est pas de gaité de cœur, mais je préfère arrêter là, plutôt que continuer dans la douleur et mettre plusieurs semaines pour m'en remettre, c'est décidé, j'arrête ...

Mon retour à Beaumont-Hague est très rapide car un minibus des Pompiers est à la disposition de ceux qui abandonnent et le chauffeur me propose de me conduire tout de suite vers l'arrivée pour ne pas que j'attrape froid. En moins de 10 minutes, il me dépose à 50m de ma voiture, je me retrouve face à la ligne d'arrivée ... que les coureurs du 37km sont en train de franchir ... Je prends des affaires propres dans ma voiture et je pars prendre la navette qui est prévue pour nous conduire jusqu'aux douches. Nous sommes 4 dans le minibus, 2 viennent de finir le 37km et les 2 autres, dont moi, ont abandonné sur le 87km ... la douche est brulante, ça fait du bien ... je me dépêche, car j'ai envie de voir mes copains arriver et partager avec eux un petit morceau de bonheur ... ça va me faire du bien ...

Le premier à passer la ligne est Didier, il boucle ses 37km en 4h22'25" à la 74e place. Ensuite, c'est au tour de Bertrand de passer la ligne, sauf que pour lui, ce sont 87km qu'il vient de terminer en 8h11'19" et à la première place, s'il vous plait. C'est ensuite au tour de Stéphanie d'en terminer avec ses 37km, en 4h36'40", à la 116e place. Le suivant n'est autre que Serge, qui termine, lui aussi ses 37km en 4h54'20", à la 150e place. Quelques secondes après l'arrivée de Serge, le speaker annonce que les participants à la course de 12km viennent juste de partir de Jobourg. Didier, Stéphanie et Serge ont le temps d'aller prendre leur douche, avant l'arrivée du reste de la bande ... Pendant ce temps là, je passe un petit moment bien sympa, en compagnie de Bertrand. Nous mangeons un sandwich et pour le faire descendre, rien de tel qu'une petite bière ... puis une deuxième ... bon, c'est vrai, la course à pied, ça creuse, mais vu, mon état de santé, pas terrible aujourd'hui, ce n'est pas raisonnable d'en boire plus ... d'ailleurs, nous devons quitter la terrasse du bar, car la pluie commence à tomber. Cela fait 2h que Bertrand est arrivé et seuls 24 coureurs du 87km sont passés sous l'arche d'arrivée ... il pleut de plus en plus fort et je pense à Daniel qui est quelque part sur le parcours, certainement en train de galérer, pour finir ... et nos 4 féminines : où sont-elles ? certainement trempées elles aussi ... et juste au moment ou le speaker annonce l'arrivée des 40e et 41e coureurs du 87km, qui passent ensemble l'arrivée, Eva et Maria arrivent à leur tour, ensemble, sous l'arche d'arrivée dans un temps de 1h53'20", toutes les deux complètement trempées. Eva est surprise de me voir, et est déçue d'apprendre que j'ai abandonné. Elles prennent des affaires sèches dans la voiture et direction la douche bien chaude ... Momo et Marie-Claude arrivent aussi, ensemble, après une belle sortie très humide de 2h28'. Une douche bien chaude va les réchauffer, car avec le vent et la pluie, il ne fait pas bien chaud en cette fin d'après-midi. Il ne reste plus que Daniel dans la course ... Nous l'attendons avec inquiétude et à chaque fois qu'un coureur est annoncé, nous sortons de nos abris pour les encourager ... et puis, soudain, il est 20h40' à la pendule de l'église, quand Daniel apparaît au bout de la dernière ligne droite, il a un grand sourire, certes, il avoue en avoir bavé, mais il a terminé en 13h28'47" à la 89e place.

Daniel, après 13h28'47" d'efforts passe la ligne d'arrivée à la 89e place de La Barjo (87km)

 

Daniel (89) et moi (94) vers le 25ekm

Daniel  sous le soleil

Arrivée sous la pluie pour Eva (542) et Maria, il est 17h52' à la pendule de l'église, donc 1h52' de course

Didier sur le parcours du 37km

Stéphanie (161) sur le parcours de 37km

Serge (357) sur le parcours de 37km

Inscrite pour la petite distance, Eva a beaucoup apprécié les paysages magnifiques de ce 12km, pas facile du tout

Malgré les difficultés, elle a toujours gardé le sourire

Marie-Claude (547) a profité pleinement de cette belle ballade de  12km

Momo, a, elle aussi, beaucoup apprécié les paysages du 12km

Marie-Claude et Momo à quelques mètres de l'arrivée

  Stéphanie, 2e sénior  et Didier, 1er V3 sur le 37km

 

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