Récit Course Grand Trail Des 2 Amants / Pitres / 12 avril 2015

Pour cette 5e édition, les organisateurs ont beaucoup travaillé sur les parcours des différentes courses afin de nous procurer encore plus de plaisir ... et surtout, ils ont ajouté une course, et pas n'importe quelle course, ils ont créé le GTDA (Grand Trail Des 2 Amants). La distance est de 53km pour un dénivelé de 1800m ... plus grand, plus long, plus physique ... en résumé : plus dur.
C'est une bonne distance pour tous les coureurs préparant un Ultra et c'est aussi un beau challenge pour les amoureux des longues distances ... Ayant participé à la première édition du TDA, en 2011, dès que j'ai eu connaissance de la création d'un 53km, j'ai tout de suite été partant et bien sur j'en ai parlé autour de moi ... Daniel, avec qui je m'entraîne souvent en forêt de Conches, m'a dit : "Bah ... je vais pas te laisser y aller tout seul ... je m'inscris aussi !!!" Super, c'est ça, les copains, et en discutant avec Serge, et bien ... ça n'a pas traîné, 2 jours après, lui aussi ... était inscrit.
Nous voilà, encore une fois, tous les 3 au départ d'une nouvelle aventure ...
celle du Trail des 2 Amants ... mais, d'ailleurs, pourquoi un tel nom, pour un Trail ?
Simplement à cause d'une légende, qui se raconte, ici, en Normandie, le soir, au coin du feu,
quand le ventre est plein et le cidre coule dans les bolées, la "Légende des deux Amants". Plusieurs versions circulent, mais il me semble que celle que je suis sur le point de vous raconter (légèrement aromatisée) est la plus connue ...

"En des temps reculés, vivait entre deux collines le Roi de Pîtres, petite cité en bord de rivière. Sa fille, la belle, blonde et bouclée Calliste, s’ennuyait ferme au Château (elle n'avait pas de WiFi). Mais son père la chérissait tant qu’il ne la laissait guère s’occuper en dehors du Château et de son giron. C’est alors que Calliste fit la connaissance d’un damoiseau d’une cité voisine, le beau, brun et bien roulé Edmond. Bien entendu, les deux jeunes gens tombèrent follement amoureux, et fricotèrent allègrement dans les prés. Mais ils durent se cacher, par peur de la réaction du Seigneur de Pîtres, peu enclin à accorder la main de sa fille au premier gentilhomme venu. Pourtant, lorsqu’il apprit l’inclination qu’éprouvaient les deux jeunes gens l’un pour l’autre, il réfléchit longuement, cherchant à accorder sa méfiance et l’amour de Calliste pour Edmond. Il en vint à cette conclusion : "Edmond, si tu aimes ma fille et souhaites l’épouser, tu monteras à pieds la colline qui se dresse en face de nous. Tu porteras ma fille au creux de tes bras, et devras l’amener jusqu’au sommet, sans que ses pieds ne touchent le sol une seule fois". Ravi, plein de reconnaissance, Edmond remercia chaleureusement le Seigneur, et s’échappa vers sa propre cité pour préparer son défi, qui devait se dérouler le lendemain matin. On se le figure aisément, subissant l’entraînement intensif tel un Kilian Jornet des temps jadis, s’imaginant déjà en haut de la colline à sautiller comme un cabri. Mais Calliste était inquiète. Comment son aimé pouvait-il grimper une telle colline sans aucun repos, et avec une telle charge sur les bras (elle regretta la poularde engloutie au goûter, et jeûna jusqu’au lendemain, renonçant au Nutella) ? Elle courut vers le lieu où vivait une de ses parentes, un peu sorcière. Elle la supplia de lui fournir un breuvage, une potion qui donnerait à Edmond la force de les emmener tous deux sur la colline (il était un peu fluet, le garçon, plus habitué à courir la poulette qu’à soulever de la fonte). Son breuvage bien caché dans sa robe, Calliste se présenta le lendemain matin, prête à le donner à Edmond. Celui-ci commença l’ascension, sa bien-aimée dans les bras, grimpant chaque mètre de l’abrupt mont avec un courage qui gonfla d’amour le cœur de Calliste (qui résista à l’envie de lui donner un coup de cravache sur la croupe). Mais à mi-chemin, il sentit la fatigue le gagner. Calliste s’empressa de lui tendre la fiole du breuvage de force, lui expliquant son origine. Mais Edmond refusa, cet imbécile. Il souhaitait réussir ce défi sans aide, simplement avec l’idée d’épouser sa promise (ha! les hommes…). Il continua donc son chemin et parvint jusqu’au sommet de la colline au prix d’un effort extraordinaire. Malheureusement, alors qu’il déposait Calliste sur le faîte du mont, il s’effondra, sans avoir eu même le temps de sautiller comme un cabri-Jornet. L’effort l’avait tué. Calliste le couvrit de baisers, mais rien n’y fit (le coup de la belle au bois dormant n’a marché qu’une fois, à ce que l’on sait). Edmond était mort. Folle de chagrin (normal, c’était quand même un peu de sa faute), Calliste courut vers le bord de la colline et se jeta dans le vide, rejoignant son amour dans la mort ..."  

Bon, pour la légende ... c'est fait, maintenant, revenons à la course ...

Réveillé à 05h30, je déjeune tranquillement et copieusement, je n'ai pas envie d'avoir une petite fringale pendant la course ... j'ai rendez-vous chez Daniel à 06h30, car nous partons ensemble. De chez lui, il faut 1h pour aller à Pîtres et nous y arrivons donc à 07h30, malgré les belles nappes de brouillard rencontrées sur la route ... l'avantage, d'arriver de bonne heure, c'est qu'il est facile de garer la voiture, pas très loin de la ligne d'arrivée. En allant récupérer nos dossards, on s'aperçoit qu'il ne fait pas très chaud et le café, offert par les organisateurs, nous réchauffe. Nous retrouvons Serge qui vient juste d'arriver de Caen, ça nous fait une occasion de nous revoir et de papoter un peu. Il est temps de rejoindre les voitures pour enfiler nos déguisements de traileurs ... pour moi, c'est manchettes et gants, que je mettrais dans mon sac, dès que le soleil aura fait son apparition, je n'ai pas envie d'attraper froid, dans la première heure ...
Il est 08h20, nous avons tous rejoint la ligne de départ. C'est le moment de faire quelques photos pendant que nous sommes encore souriants ... puis, nous écoutons religieusement les derniers conseils de l'organisateur, surtout bien faire attention aux couleurs des fléchages à suivre, pas question de se tromper... 08h30, c'est parti, nous sommes 147 inscrits, à espérer revenir ici, sur le stade de Pîtres pour passer la ligne d'arrivée de cette première édition ...

      

Ca commence par un tour de stade suivi d'environ 1km de route avant de suivre les bords de Seine, dont on ne voit qu'un seul bord, à cause du brouillard au dessus de la Seine ... le peloton s'étire doucement, pour l'instant, c'est plat ... nous arrivons au barrage de Poses et nous suivons le GR2, direction la côte des 2 amants. Du km4, après avoir traversé une route, nous grimpons tout droit dans la pente, au milieu d'une forêt, en arrivant au 5e km, déjà 80m de dénivelé en 1km ... et à peine 1km plus loin, nous redescendons pour rejoindre à nouveau le bord des Seine, au lieu-dit "Le Val Pitant". J'ai l'impression que je cours un peu vite, car d'habitude, Daniel et Serge sont devant moi, et là, depuis le départ, je me force à ralentir pour rester avec eux ... En arrivant à Amfreville-sous-les-Monts, surprise, Wilhelm est là pour faire le reportage photo de www.normandiecourseapied.com , bien sur on s'arrête quelques secondes pour lui dire bonjour et nous repartons tous les trois, pour le moment, tout va bien.

Encore une fois, nous quittons le bord de Seine, pour cette fois grimper en direction du Manoir de Senneville, de 10m nous passons à 147m d'altitude en 1km ... je suis juste derrière 2 coureurs qui attaquent la montée en courant tranquillement et je décide de les suivre, le rythme est bon et me convient, donc je ne me mets pas dans le rouge. A mi-montée, il y a un super point de vue et quelques secondes de répits s'imposent ... nous sommes au dessus des nuages et on ne voit absolument rien en dessous, impossible de voir les étangs de Léry-Poses, mais ça mérite bien une petite photo, quand même ...

En arrivant près du Manoir, je regarde ma montre et ça fait juste 1h de course pour 9,7km parcourus ... je regarde derrière et ne voyant pas Daniel et Serge, je décide de ralentir pour les attendre, laissant partir mes 2 compagnons d'ascension ... Quand Daniel me rejoint, il me dit : "Pars devant, profites-en, aujourd'hui, tu as les jambes, alors vas-y, on verra bien, après, mais pour l'instant ... profites ..." C'est rare, mais cette fois, je l'ai écouté et je suis reparti sans trop forcer, mais à un bon rythme quand même ... j'aimerai pouvoir avancer aussi vite, au retour, car nous allons repasser, ici, près du Manoir, vers le 35e km ... Pour l'instant, j'attaque seul la descente vers Vatteport, c'est bien car je peux choisir ma vitesse sans me fier à quelqu'un d'autre tout en restant prudent ... Je rejoins un groupe de coureurs sur la partie bitumée dans Vatteport, nous sommes encore une fois redescendus au niveau de la Seine et il faut aussitôt reprendre un petit chemin sur la gauche pour grimper vers Daubeuf. Dans une épingle, il y a une petite plateforme qui permet, d'accéder à un superbe point de vue, mais pour l'instant, impossible de découvrir ce qui se passe au dessus de la Seine ... il y a toujours autant de brume ... Nous continuons, de courir, avec parfois des passages en marchant quand la pente est un peu trop sévère, mais il y a de la marge entre chaque coureur, ce qui fait que parfois je me retrouve seul, mais ça ne me gêne pas ... dès que je peux, je jette un œil derrière pour tenter de voir si Daniel et Serge sont là, mais je ne les vois pas ... Pour moi, tout va bien et j'arrive au 1er ravitaillement, situé au km22, en 02h14', ça me paraît correct. Je remplis mes 2 bidons, j'en avais 1 de vide et le 2e était bien entamé. J'ai respecté ce que je m'étais fixé, 1 gel toutes les heures et boire très souvent, pour l'instant c'est cool ... tout passe bien.
Un très beau chemin, large, en pleine forêt et tout en descente nous permet de rejoindre un calvaire, la Croix Chevalier, et surtout un croisement de plusieurs chemins, heureusement, le balisage est parfait depuis le départ, une flèche nous indique le bon chemin et comme à chaque changement de direction, on retrouve une vingtaine de mètres plus loin, un rappel nous confirmant que nous sommes sur le bon tracé, souvent à l'aide de ru balise et même avec des confettis sur le sol. Pendant 3km, ça n'arrête pas de monter, descendre, monter, descendre ... c'est long ... ensuite, on arrive pour la deuxième fois à Daubeuf avant de partir pour une boucle, quasiment plate, de 4km, sans grand intérêt, en plein soleil, pour finalement revenir, et oui, pour la 3e fois, à ... Daubeuf.
A la sortie de Daubeuf, un habitant a posé une pancarte sur le bord du chemin : "Bravo, vous avez déjà fait 29km ... Courage !" De là jusqu'au km 36, nous empruntons le même passage qu'à l'aller, mais dans l'autre sens ... par Vatteport et le Manoir de Senneville. C'est au km 36 que les organisateurs ont mis en place une barrière horaire, il faut passer impérativement avant 14h30, soit 6h de course. J'y arrive en 4h08', devant moi, 2 participants préfèrent abandonner, j'ai beau leur dire qu'il ne reste que 17km à faire et qu'ils ont déjà fait les 2 tiers, rien à faire pour les motiver ... j'attaque donc seul la montée vers les hauteurs d'Amfreville-sous-les-Monts et là, c'est un mur ... 140m de dénivelé positif, devant les yeux, plein soleil ... j'avance péniblement, les mains sur les cuisses, pas à pas, m'arrêtant au moins une dizaine de fois avant d'atteindre le sommet.
Une vingtaine de personnes sont au sommet et m'encourage ... c'est sympa ... mais ça ne me redonne pas des jambes neuves, j'ai les cuisses dures et ce n'est pas dans la descente qui suit que ça va les détendre ... je serre les dents, je bois ... j'avance ... la dernière partie de descente pour arriver à Amfreville-sous-les-Monts est très jolie, on tourne autour de l'église et du cimetière par un chemin en zig-zag ... joli, oui, mais cassant pour les cuisses. Pour la énième fois, me voilà revenu sur la D19, pour à peine une vingtaine de mètres, car, bien sur, vous l'avez deviné, il faut remonter par un petit sentier, pas large, bien abrité sous les arbres, en direction de Flipou. Encore une fois 140m de d+ en 500m ... c'est de plus en plus dur, mais la tête ne flanche pas et c'est surement ça, le principal. Dès la sortie du bois, le chemin devient plat et j'aperçois Flipou, droit devant. Je quitte le chemin et me voilà sur la route ... pas pour longtemps, car un commissaire (il y en avait, à chaque changement de direction, sur les partie bitumée) m'invite à bifurquer vers la gauche, en empruntant un chemin descendant, en direction d'une grande tente, droit devant moi, à environ 300m, qui semble être le ravitaillement ... Mais, à moins de 20m de la tente, un autre commissaire m'envoie sur le chemin de droite, en m'indiquant que j'allais faire une petite boucle, avant de revenir au ravitaillement par le chemin situé 20m plus loin ... alors, je me dis que ça ne doit pas être très long ... une petite boucle !!! En fait, elle fait 3km, la "petite boucle" et je peux enfin arriver au ravitaillement où je retrouve quelques coureurs ... encore une fois, je remplis ma gourde vide, mais pas la deuxième, elle est encore à moitié remplie, j'ai peut-être bu, un peu moins pendant les 22 derniers km ... toujours est-il que je suis arrivé au ravitaillement du 42e km en 5h05', j'ai donc mis 1h pour faire 6km depuis la barrière du 36e km ...
Maintenant il reste encore 11km, dont 2 fois la montée vers le Château des 2 Amants ... dans ma tête, c'est toujours jouable en moins de 7h, mais il ne faut pas trop traîner ... Une nouvelle fois, je repars seul du ravitaillement, j'ai bu un grand verre de coca, et je mange une barre de céréales en marchant, le chemin est large et plat, mais en plein soleil ... j'ai hâte de retrouver la fraicheur de la forêt, il y en a une juste devant moi et je suppose que le chemin y va directement. J'ai fini la barre de céréales et recommencé à courir quand j'entre dans la forêt. Le chemin commence à descendre en pente douce, pendant quelques centaines de mètres, puis la pente s'accentue et devient en plus très glissante, je redouble de prudence, mais j'y vais, j'ai les cuisses de plus en plus dures ... à travers les arbres, je vois des toits, on dirait une usine. En effet, en sortant du chemin, je me retrouve le long de la voie de chemin de fer longeant la rue des Hautes Rives à Romilly-sur-Andelle (je connais bien le coin, j'ai travaillé 15 ans, à l'autre bout de cette rue, dans Pont-Saint-Pierre). Je longe la voie de chemin de fer, ce n'est pas facile, soit courir sur les cailloux du remblai, soit sur les traverses en bois, soit dans les broussailles au pied de la colline ... j'alterne un peu les options et le km passe ... 2 coureurs sont revenus derrière moi dans cette portion, nous sommes donc à 3 pour attaquer la grosse montée vers le Château des 2 Amants.
Ils sont jeunes et ont l'air d'avancer plus vite que moi, alors, pour ne pas trop les ralentir, je les laisse passer devant, dès le pied de la montée, car ce n'est pas possible de se doubler, il y a juste de la place pour poser un pied à la fois, dans cette escalier taillé à flanc de colline. Ils prennent de l'avance, mais font des petites pauses de temps en temps, j'en fait autant. Par contre, derrière moi, il y a quelqu'un qui ne fait pas de pause et qui revient rapidement sur mes talons, il s'agit de Natalia, de Louviers, c'est la 1ére femme de la course, elle se motive en parlant toute seule ... je l'entends dire : " Allez bouge-la ta vieille carcasse ..." Alors pour rire un peu, je lui demande si c'est de ma vieille carcasse qu'elle parle ... elle me répond que non, c'est de la sienne ... Elle me dit aussi qu'elle en chie, mais qu'elle est contente de ne pas être seule à en chier, et, en souriant, elle profite que le tracé s'élargisse pour me laisser sur place ... je ne la reverrais que sur le podium ... ça m'a quand même un peu reboosté et au passage près du mur du Château, donc au sommet, j'ai rattrapé les 2 coureurs qui étaient devant moi, déposés eux aussi, par Natalia ... Nous attaquons la descente ensemble, tranquillement. Puis nous retrouvons le GR2 et son passage très étroit et encore une fois, la dernière, nous remontons en direction du Château par un autre versant ... heureusement la montée est de courte durée, mais c'est la montée de trop, pour moi, je suis au ralenti ... pas grave, j'avance à mon rythme sans m'occuper des autres ... décidemment je me dis que j'ai quand même de la chance d'avoir le mental au positif, car, il ya des jours, ou quand le moral est à zéro, on n'a qu'une seule envie ... s'arrêter ... et abandonner.
La courte descente me permet de retraverser la ... si, si vous savez ... la RD 19 ... et de retrouver les bords de Seine au niveau des écluses de Poses. Il y a beaucoup de monde, il faut dire que c'est un site qui mérite d'être vu. La terrasse de la guinguette est bondée de monde et un petit groupe me propose une petite bière bien fraiche, en rigolant, pendant qu'à l'intérieur de nombreux couples dansent au son de l'accordéon. Je sais que d'ici à l'arrivée, il reste 4km tout plat. J'essaie de trouver un rythme tranquille mais c'est dur, alors je marche un peu, je cours, puis je remarche ... au loin, je vois les 2 jeunes qui étaient avec moi au Château, ils semblent dans le même état que moi, eux aussi, alternent marche et course ... Une pancarte indique qu'il reste 2km ... c'est bon ... puis c'est l'entrée dans Pîtres, et là, la pancarte indique 1km. je longe la clôture du stade, passe devant ma voiture ... entre dans le stade ... il faut encore faire un tour ... ça fait 1km que je cours sans m'arrêter ... un dernier virage à droite et devant moi, l'arche d'arrivée ... que je franchis en 06h49'25" ... seul, sans mes potes Daniel et Serge, à qui je pense, automatiquement et qui j'espère vont bien et ne sont pas loin ... le speaker m'annonce que je suis le premier Vétéran 3 et 82e de la course.

Je suis content car c'est sur que les séances d'entraînement un peu plus sérieuses depuis ma retraite, commencent à payer, il me manquait encore quelques sorties longues de plus de 3h, pour ne pas coincer vers les 4h de courses. Je passe par le stand ravitaillement pour manger quelques fruits secs et boire frais ... ensuite je pars en direction de la voiture en attendant Daniel, car c'est lui qui a les clés ... j'ai à peine le temps d'enlever mes chaussures que Serge arrive, c'est super ... je l'encourage en lui rappelant qu'il reste 1 tour de stade. C'est au tour de Daniel d'arriver, il me voit près de la voiture, alors il me donne les clés, je vois dans ses yeux que ce n'est pas un grand jour ... il est déçu ... il va faire un petit break d'une quinzaine de jours et tout va rentrer dans l'ordre. Pour Serge, c'est un peu pareil, il avoue, ne pas avoir pris, trop de plaisir dans la course, même s'il reconnait que le parcours était magnifique, il a peut-être un peu manqué de préparation ... Maintenant un peu de repos pour tous ...


Quel plaisir de partager ma place de 1er V3H avec mes potes Daniel et Serge

Si vous ne savez pas quoi faire en 2016, et bien gardez une date au chaud dans votre agenda pour cette belle course, vous trouverez tous les renseignements, résultats : http://traildes2amants.wix.com/traildes2amants