Récit du 7e Marathon des Dunes - Biskra - El Kantara - Algérie du 27 décembre 2006 au 1er janvier 2007 |
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Isabel De Abreu, Reine des Dunes pour la 2e fois. Marathon en 3 étapes de 14km, réveillon du Jour de l'An et Aïd El Kébir, voilà ce que les participants au 7e Marathon des Dunes ont enduré pour clôturer l'année internationale des déserts et de la désertification. Comme chaque fin d'Année, AbdelMadjid Rezkane, l'organisateur du Marathon des Dunes, rassemble tous les participants dans l'enceinte d'un Lycée. Pour cette 7e édition, c'est à El Kantara qu'ils se sont tous retrouvés. La petite ville, d'environ 10000 habitants, attendait avec impatience, non seulement, la venue des coureurs, mais aussi celle de tous les accompagnateurs et notamment les journalistes de la presse écrite et télévisée, d'Algérie mais aussi de plusieurs pays d'Europe … une bonne manière pour eux de faire connaître leur région. Située à l'ouest du Massif des Aurès, El Kantara est une porte entre le nord et le sud de l'Algérie. Les célèbres gorges d'El Kantara forment une étroite déchirure, permettant à celui qui vient du nord, de découvrir toutes les beautés de la première Oasis du Désert, blottie au pied d'une imposante falaise. Cette gorge sépare deux régions aux aspects contraires. Dés le franchissement du Pont Romain, et après quelques centaines de mètres dans un étroit défilé, vous pénétrez, par une descente rapide, dans le charmant village d'El Kantara, arrosé par un profond cours d'eau et perdu dans une forêt de plusieurs milliers de palmiers … vous entrez dans le désert … Bienvenu dans le Sahara …
Mercredi 27 décembre 2006 Une fois rassemblés dans l'aéroport d'Alger, tous les participants, venus de l'Europe entière et même des Etats-Unis, ont rejoint la délégation Algérienne pour un vol de 35' en direction de Batna. Le transfert entre Batna et El Kantara, 1h20', s'est effectué dans des bus et quelques voitures, malheureusement de nuit, à cause du retard pris au départ d'Alger, par le manque de sérieux de la compagnie aérienne qui avait pourtant signé un accord avec l'organisateur, pour un décollage à 15h … qui a finalement eu lieu à 19h … C'est donc à 21h30 que se déroule le premier briefing, avec affectation des chambres pour tous les participants … les hommes dans les dortoirs de gauche et les femmes dans ceux de droite … cela a créé quelques réactions chez certains Européens, pas venus semble t-il pour uniquement courir mais aussi pour passer quelques jours de détente en couple. Après un copieux repas et quelques arrangements entre les participants, les dortoirs sont devenus mixtes pour le plus grand plaisir de ceux qui pensaient déjà repartir !!!!
Jeudi 28 décembre 2006 Après le petit déjeuner servi à partir de 6h30, il est temps de retirer auprès des organisateurs, tout le package nécessaire pour la course, dossard, accréditation, petit souvenir, tee-shirt, affiche etc… . Le départ de la 1e étape est donné à la sortie de la ville et c'est en bus que tout le monde va s'y rendre. Les discours de l'organisateur et du Maire donnent le coup d'envoi de la 7e édition du Marathon des Dunes, et pour commencer les festivités, une centaine d'enfants de la région prennent le départ pour une course de 3km dans la ville. Il est 9h30 et c'est au tour des "athlètes" de prendre le départ pour 14km. En descente pendant 3km, pour rejoindre le centre ville et traverser le Pont, puis c'est la remontée au milieu des gorges par une route sinueuse, bordée de chaque côté par de gigantesques blocs de pierres. Il faut courir sur la droite de la chaussée car il y a des cônes tout le long pour séparer les voies. C'est une portion en aller retour, et c'est au 6e km qu'il faut faire demi-tour pour revenir en face. Un ravitaillement est mis en place au 7e km dans la descente. Puis après avoir traversé, une nouvelle fois, le Pont, direction le Village Rouge et ses petites ruelles où aucun véhicule ne pourra passer. Les habitants sont devant leurs portes et encouragent les participants en criant. Ce sont les scouts de la ville qui les guident dans ce dédale de petites rues, en leur indiquant le chemin à suivre. Parfois ils doivent passer sous des tunnels, faits de troncs et de branches de palmiers, surmontés par des habitations, c'est magnifique. A la sortie du Village Rouge, c'est la palmeraie qu'ils doivent maintenant traverser, pour terminer cette première étape. Retour en bus au Lycée pour prendre la douche et se changer, car tout le monde est invité par le Maire, au bord de la Piscine d'El Kantara, pour déguster la Chakhchoukha, qui est le plat traditionnel de la région. Thé et oranges vont compléter ce succulent repas servi dans un environnement paradisiaque. Au bord de la piscine se mélangent les citronniers, les palmiers, les figuiers avec comme décor, au nord les montagnes, noires, et la brèche d'El Kantara, et au sud, les montagnes ocres, couleur du sable du Sahara … un endroit à ne pas manquer !!! Pour la digestion, une belle ballade en bus pour rejoindre les gorges du Canyon de l'Oued El-Abiod, à Baniane. Une petite heure sur place pour admirer le paysage et faire de superbes photos et c'est déjà le retour pour dîner au niveau du Lycée. Après le repas, une soirée conférence sur le sport et la santé est animée par d'éminents spécialistes, venus du CHU d'Alger et du CHU de Nancy. Pour clôturer cette journée, une troupe de musiciens de la région a interprété de nombreux morceaux pour le plus grand plaisir de tous.
Vendredi 29 décembre 2006 Dans "Marathon des Dunes", il y a Dunes, et Abdelmadjid Rezkane a eu beau chercher autour d'El Kantara, il n'en a pas trouvé … aucunes dunes à l'horizon, donc pour faire plaisir à tous les participants, il a organisé la 2e étape du côté de Biskra. Une heure de bus pour rejoindre El Hadjeb où doit être donné le départ de la "Course des Oasis". En fait de dunes, il s'agit plutôt d'une course sur de la piste sableuse, avec quelques passages un peu mou mais rien de méchant. De chaque côté, des palmiers et au loin quelques dunes assez hautes mais personnes ne s'en rapprochera … dommage diront certains … Après la course, direction le petit village de Hammam Salahina, connu pour son Hammam. Malheureusement, le trop grand nombre de personnes arrivées ensembles, ne permettra pas, à tous de pouvoir bénéficier du bain … encore une fois … dommage. Ce midi, c'est le Maire de Biskra qui invite les participants pour déguster une autre spécialité de la région. Le rendez-vous est dans l'enceinte de l'Institut Agronomique de l'Université de Biskra, où le repas est servi sous 2 grandes tentes, plantées sous la palmeraie avec vue sur les dunes de Aïn Benoui. Après le traditionnel thé, direction une des villes saintes de l'Islam, Sidi Okba. La toute nouvelle Mosquée, qui n'a pas encore été inaugurée, est ouverte pour une visite guidée. Certaines boiseries sont encore protégées par des feuilles de plastique, car pour l'instant c'est toujours en chantier. Contraste frappant, en face de la Mosquée, subsistent les ruines de la vieille ville, secouée par un tremblement de terre, il y a quelques années. Des habitations ont été reconstruites juste à côté. Sorti d'une de ces maisons, un homme s'est approché du groupe et commence à discuter avec quelques participants. "Bonjour tout le monde, je m'appelle Bezas Larbi, j'ai couru pour l'équipe de France, avec Michel Jazy, et comme lui, je suis né en 1936. J'ai même été champion de la Loire en 1962", dit-il en montrant fièrement ses diplômes et les photos de l'époque. A presque 70 ans, il est prêt à faire un petit footing dans les rues de Sidi Okba. Mais le temps manque souvent et les chauffeurs des bus commencent à klaxonner pour annoncer l'heure du retour vers El Kantara … Une dernière petite photo et tout le monde embarque avec des souvenirs pleins la tête … Ce soir, après le repas, c'est au tour d'un groupe musical de la région, d'animer la soirée.
Samedi 30 décembre 2006 Tôt ce matin, les psalmodies du Coran, qui fusent des mosquées où les hommes se retrouvent pour la prière de l’Aïd, ont réveillé les pensionnaires du Lycée. C'est aujourd'hui l'Aïd El Kébir, littéralement "la grande fête" est aussi appelée "Fête du mouton", ce qui la différencie des autres fêtes. En arabe classique : on l’appelle "Aïd El Idha", "La fête du sacrifice", c’est une grande fête religieuse qui célèbre le miracle opéré par Dieu substituant un bélier au fils qu’Abraham lui offrait en sacrifice. Cette fête est aussi une communion entre musulmans. Des privilégiés ont été invités dans des familles pour partager ce moment important, le sacrifice du mouton. Il doit être accompli par un homme pieux qui tranche la carotide de la bête dont la tête est dirigée vers La Mecque. Le premier jour, seuls les abats sont consommés. Aujourd'hui, c'est journée repos pour tous. Après le petit-déjeuner, pour rester dans l'action, quelques uns vont faire une séance d'entraînement d'une heure. Une randonnée pour visiter les faubourgs de la ville est organisée au départ du Lycée. C'est aussi l'occasion d'écrire les cartes postales … et de se reposer.
Dimanche 31 décembre 2006 Dernier jour de l'année et dernière étape dont le départ est à 25km d'El Kantara. Les bus ont du mal à rejoindre la ligne de départ tellement le dénivelé est important, c'est une vrai étape de montagne, dans le massif des Aurès. Au détour d'un virage, les bus s'arrêtent et tous les passagers rejoignent l'arche de départ située quelques mètres plus loin. Pendant le premier km, en descente, c'est de la folie, ils sont tous partis trop vite et dès la première montée, plus de la moitié des concurrents n'avancent plus, ils marchent tranquillement, en essayant de retrouver suffisamment de force pour repartir. Mais les montées sont longues et difficiles, et dès qu'une descente se présente, elle est si pentue que ce sont les cuisses qui souffrent et cela oblige les coureurs à ralentir. C'est le bon moment pour admirer le paysage, les parcelles de terre, de chaque côtés de la route, sont labourées, et quelques fermes, qui semblent abandonnées font le bonheur de tous ceux qui courent avec les appareils photos. Un cultivateur avec son âne est en train de travailler dans son champ. Des gamins encouragent les plus fatigués au sommet d'un col, en brandissant des drapeaux algériens. Enfin, la route devient plus plate et l'arrivée est proche. Tous les habitants du village de Aïn-Zaâtout sont dans la rue principale, pour participer à la fête. Il est parfois difficile aux coureurs de franchir la ligne d'arrivée tellement le passage est étroit au milieu de toute cette foule. C'est vraiment impressionnant et l'émotion est visible dans le regard de certains coureurs qui n'en croient pas leurs yeux, de voir autant de monde se déplacer pour venir les encourager. Le retour en bus, vers El Kantara, a un goût amer, car la 7e édition du Marathon des Dunes vient de se terminer, finies les belles étapes et les arrivées dans les petits villages … pour beaucoup c'est le retour à la réalité qui recommence. Dans l'après-midi, c'est à Biskra que les bus emmènent les coureurs, pour une visite rapide de la ville et pour acheter les derniers souvenirs. Le repas du soir, qui n'est autre que le repas de réveillon, est servi à partir de 19h30, très rapidement, car la cérémonie des remises des récompenses, qui se déroule dans un autre Lycée, de l'autre côté de la ville, commence à 21h30, en présence d'une partie des élus des villes d'El Kantara et de Biskra. Après les discours de remerciements, aux coureurs et aux autorités locales, AbdelMadjid Rezkane a tenu à remettre un trophée à la famille de Ahmed El Ouafi, médaillé d'Or du Marathon, aux Jeux Olympiques d'Amsterdam en 1928, originaire de Biskra et décédé en 1959. Puis c'est au tour des athlètes vainqueurs des différentes catégories d'être récompensés, en montant sur le podium et en recevant coupes et trophées ainsi que des primes en dinars. Le premier de la course Larbi NEZZAR de El Kantara et la première femme Isabel De ABREU de Boulogne-Billancourt repartent avec chacun 20000DA. Dans la catégorie Vétéran 1, chez les hommes, c'est Abbas TEHAMI de Oran qui l'emporte et chez les femmes, c'est Bernadette ISSARTEL de Orthez. Ils repartent chacun avec 10000DA. Pour les Vétérans 2, c'est l'Italien Brunello PAGAVANO qui gagne chez les hommes et Arlette TOUJAS de Orthez chez les femmes. Ils repartent avec 5000DA chacun. Dans la catégorie Vétéran 3, c'est le Français Laïd DJERORO qui l'emporte et chez les femmes, victoire de l'Américaine Jacqueline BARDOL. Ils repartent avec une prime de 2500DA chacun. Prime que Jacqueline a aussitôt remise au Maire d'El Kantara avec l'espoir que cette somme puisse servir aux enfants dans le besoin. De nombreux dons amenés par les Européens sont distribués aux associations locales. Une troupe folklorique de la région de Biskra anime la fin de soirée, et c'est tous ensembles, qu'ils soient participants au Marathon, journalistes, organisateurs, cuisiniers, chauffeurs, Maires et représentant des villes voisines ou partenaires de l'épreuve, qu'ils vont faire le décompte des 12 coups de Minuit, juste avant de basculer dans l'Année 2007. Beaucoup d'embrassades, quelques larmes d'émotion, chacun souhaitant du bonheur aux autres, c'est ainsi que la soirée se termine. Il faut regagner le Lycée pour une dernière nuit, très courte, il est presque 1h du matin et les bus qui nous emmènent à l'aéroport de Batna partent à 5h30.
Lundi 1er janvier 2007 Pour quelques fêtards … Bretons, Normands, Belges et Algériens … le champagne a continué de couler jusqu'à l'heure du petit déjeuner … 4h30. Les bagages sont chargés dans un camion et le voyage en bus peut démarrer à l'heure prévue. Il ne fait pas chaud dehors, il y a même de la gelée blanche sur le sol et les flaques d'eau sont gelées. A l'aéroport de Batna, les voitures restées sur le parking ont toutes leurs vitres gelées … Tout le monde embarque rapidement dans l'avion qui part pour Alger. A peine 35' de vol et c'est l'atterrissage. Il est 9h30, la journée est libre dans Alger, il faut juste être à l'aéroport pour 16h. Des petits groupes se forment et partent à la découverte de la ville, ça laisse pas mal de temps pour faire quelques achats. Il est 16h et personne ne manque à l'appel pour l'embarquement en direction de Lyon et de Paris, encore quelques échanges d'adresses et tout le monde se quitte en espérant bien se revoir … peut-être pour la 8e édition du Marathon des Dunes ou bien ailleurs … Inch Allah.
Paroles de Coureurs : Claude VERITE de Romans : "C'était la première fois que je venais en Algérie, j'ai été très surpris par l'accueil des Algériens, je ne m'attendais pas à rencontrer des gens aussi sympathiques, avec un sens de l'hospitalité hors norme. Nous avons été invité dans des familles pour partager le thé et les pâtisseries pour la Fête de l'Aïd el Kébir. Pour moi, ça restera un grand moment, que je ne suis pas prêt d'oublier. Je suis venu sur les conseils d'un copain, venu l'an dernier, et comme lui, je vais recommander cette course à d'autres coureurs dès mon retour en France. En ce qui concerne les étapes, j'ai aimé la 1e, pour la beauté des paysages et les passages dans les ruelles du village rouge, pour la 2e, je suis un peu déçu, car nous avons longé quelques dunes mais nous n'avons couru que sur de la piste, quand à la 3e, les décors étaient somptueux, et l'arrivée dans le village faisait penser à une arrivée d'étape du Tour de France Cycliste, tellement il y avait de monde autour de nous. Je suis content de mon classement, car après plusieurs mois d'inactivité, suite à une opération de mon genou, j'ai couru prudemment et je termine 13e, c'est un bon chiffre, j'ai déjà envie de revenir, non seulement pour essayer de faire mieux, mais aussi pour découvrir une autre région de l'Algérie."
Isabel De ABREU de Boulogne-Billancourt : "Quand j'ai remporté la course l'année dernière, j'avais promis de revenir cette année avec une amie. J'ai tenu parole, et je ne suis pas déçue, non seulement je remporte encore la course, mais en plus j'ai passé un agréable séjour. Quand à Monique, mon amie, elle est enchantée. Les étapes étaient différentes et sur des sols variés, j'ai trouvé la dernière, un peu plus difficile que les autres à cause du dénivelé important. Par contre la population locale nous a toujours très bien accueilli. Il y a un proverbe qui dit : Jamais 2 sans 3 … déjà 2 participations, 2 victoires, je suis obligée de revenir une 3e fois pour défendre mon titre, avec peut-être quelques amis supplémentaires."
Éva HUMBERT de Damville : "C'est ma 5e participation, et je ne suis toujours pas déçue. Nous avons découvert une nouvelle région d'Algérie, complètement différente des autres endroits que nous connaissions, mais tout aussi intéressante. Avec Smaïl Nouri, qui a été notre guide pendant toute cette semaine, nous avons appris beaucoup de choses, concernant la ville d'El Kantara, et grâce à lui, nous avons été invités, par une famille, à partager un moment important chez les Musulmans, la fête de l'Aïd el Kébir. Encore un fabuleux souvenir. Pour la course, j'ai beaucoup apprécié la 1e étape, pour le passage dans le Village Rouge, cela m'a rappelé les ruelles de Timimoun … Et puis, il y a eu un moment fort, pour moi, quand à l'arrivée de la 2e étape, Tarik et Aniss, 2 représentants d'un des gros sponsors de la course et présents depuis la 3e édition m'ont offert un drapeau Algérien en échange du drapeau Normand que je leur avait offert l'année dernière … J'ai couru la 3e étape avec le drapeau dans mon sac et quand je suis arrivée dans l'entrée du dernier village, Isabel, qui était venue à ma rencontre, m'a aidé à porter ce drapeau, qui, pour nous représente tout un symbole, jusqu'à la ligne d'arrivée sous les applaudissements de tous les gens du village et devant tous les journalistes qui ont trouvé le geste très sympathique. Je suis déjà prête à repartir au mois d'avril pour le "Marathon du Djanoub", dans le village de Taghit, au pied des dunes du grand erg occidental, au sud de Béchar, où nous retrouverons les tentes comme lieu d'hébergement."
Fabrice HUMBERT de Damville : "Comme Éva, cela fait 5 fois que je participe à cette course, avec toujours autant de plaisir. Je n'ai qu'un seul regret, c'est l'absence totale de Normands. Dommage pour eux, ce sera peut-être pour une autre édition. Chaque année, je rencontre le même problème, soit participer réellement à la course pour entrer dans le classement ou bien profiter pleinement des paysages et des gens qui nous entourent. Pour cette 7e édition, je suis parti à chaque étape avec un groupe, pendant environ 5 ou 6km et ensuite, j'ai continué, relâché, en prenant des photos. Je trouve que c'est un bon moyen pour apprécier ce genre de voyage. J'ai terminé 45e et 9e V2, j'aurai pu finir sur le podium en V2 sans voir ce qu'il y avait au bord des pistes ou dans la traversée des villages … il fallait faire un choix … je l'ai fait. Mon plus grand bonheur, c'est d'avoir revu Halim, un tout jeune Algérien, qui habite Oran et qui a fait le voyage jusqu'à El Kantara, 1000km, en bus et en auto-stop, en 48h!!! Il termine 3e de la course et s'il n'a pas eu de prime, il est quand même reparti avec quelques cadeaux offerts par un petit groupe de coureurs. Je lui ai laissé mes chaussures, il fallait voir les siennes !!! Il était heureux, et moi aussi. Nous sommes déjà prêts pour la 1e édition du Marathon du Djanoub en avril 2007, à Taghit, au sud de Béchar. Si tout va bien, nous serons à la 8e édition du Marathon des Dunes qui aura lieu du 26 décembre 2007 au 01 janvier 2008 encore plus au sud de Béchar, à Béni-Abbés, dans le grand erg occidental, au milieu des dunes."
Le mot de l'Organisateur : AbdelMadjid REZKANE "Pour cette 7e édition, nous avons encore eu une présence étrangère intéressante. Nous avons eu un problème avec le transporteur aérien entre Alger et Batna, ce qui nous a contraint à une arrivée de nuit, à El Kantara. La plupart des participants étaient levés depuis 4 ou 5h du matin, et beaucoup étaient fatigués et énervés, mais après une bonne nuit de sommeil, et une première étape magnifique, dans les rues du village, tout est rentré dans l'ordre et le séjour s'est, ensuite, bien déroulé, pour tout le monde. Je tiens à remercier le Maire de El Kantara qui a mis tout le personnel et le matériel nécessaire, pour que cette 7e édition soit une réussite. Fort de ces 7 Marathon des Dunes, Sporting Management a le plaisir de vous communiquer les dates d'un nouvel événement sportif, en Algérie. Du 15 au 22 avril 2007, va se dérouler la première édition du "Marathon du Djanoub". C'est une épreuve de 100km à parcourir en 4 étapes de 25km, à raison d'une étape par jour, avec une journée de repos au milieu. Le reste du temps sera consacré aux visites culturelles et touristiques de la région. En même temps que la course, une randonnée sera organisée avec 4 étapes de 8km. Pour cette première édition, c'est la ville de Taghit, au sud de Béchar, qui va nous accueillir. Nous vous attendons nombreux pour cette première édition."
AbdelMadjid Rezkane
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La Palmeraie et les gorges d'El Kantara
Les gorges d'El Kantara
1e étape
2e étape
Canyon de l'Oued El Abiod
Un berger et ses moutons
Les restes du village de Sidi Okba
Le pont romain de El Kantara
La région des dattes
Un sympathique groupe de Bretons
La piscine de El Kantara
Couscous sous la tente
3e étape dans les Aurès
3e étape dans les Aurès
Quelques dunes au sud de Biskra
La Palmeraie de El Kantara
Départ de la 3e étape dans les Aurès
Village Rouge
Rencontre avec Larbi Bezaz
Arrivée de la 1e étape
1e étape
Halim Mesref avec Fabrice
Une ruelle du Village Rouge
Fabrice et Isabel, devant les bûches
Eva et Isabel à l'arrivée de la 3e étape
Isabel De Abreu
Claude Verite |